Les eurodéputés ont voté, mardi 7 juillet, un ensemble de mesures destinées à améliorer la protection des usagers du transport aérien. Le nouveau règlement, adopté en séance plénière, confirme le maintien des indemnités forfaitaires en cas de retard important, alors que les transporteurs militaient pour un plafonnement ou une suppression de ces compensations. Le texte introduit également l'obligation pour les compagnies de proposer gratuitement un siège à côté de leurs enfants aux familles voyageant avec des mineurs de moins de douze ans.

Indemnités préservées et nouvelles obligations Le principe de l'indemnisation automatique pour tout retard de plus de trois heures, prévu par le règlement communautaire actuel, reste donc inchangé. Les parlementaires ont refusé d'introduire une franchise ou de limiter le montant des compensations, comme le réclamaient les représentants du secteur aérien. Par ailleurs, les compagnies devront désormais, sans frais supplémentaires, assigner aux enfants un siège adjacent à celui d'un adulte accompagnateur, une mesure attendue par les associations de consommateurs.

Un revers pour le lobby aéronautique Les transporteurs aériens, réunis au sein de leurs organisations professionnelles, avaient multiplié les interventions pour obtenir un assouplissement des règles. Ils arguaient que le système actuel générait des coûts excessifs et freinait la compétitivité du secteur. Le vote du Parlement européen constitue un échec pour ce lobbying : les députés ont jugé que la protection des voyageurs devait primer sur les intérêts économiques des compagnies.

Réactions et prochaines étapes Les associations de défense des consommateurs ont salué une avancée majeure, estimant que le texte répond à des années de revendications. Le règlement, après ce vote en première lecture, doit encore être examiné par le Conseil de l'Union européenne avant une adoption définitive. Les États membres devront ensuite le transposer dans leur droit national. La Commission européenne, à l'origine de la proposition de révision, s'est félicitée du compromis trouvé au Parlement.