Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a entamé une tournée dans les monarchies du Golfe pour rassurer ses alliés sur la finalisation d'un accord de paix avec l'Iran. Lors d'une étape à Koweït City, il a déclaré que les États-Unis seraient « complètement alignés » avec leurs partenaires du Golfe et les associeraient à « toutes les décisions » relatives aux négociations. Cette promesse intervient alors que les pays de la région, qui ont subi des tirs de missiles et de drones iraniens pendant la guerre et ont vu leurs exportations pétrolières bloquées par le détroit d'Ormuz, redoutent que l'accord ne prenne pas suffisamment en compte leurs intérêts.

Président Donald Trump a rencontré à la Maison-Blanche le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et a estimé que les pourparlers avec l'Iran se déroulaient « très bien ». Dans le même temps, il a soumis au Congrès une demande de près de 88 milliards de dollars de crédits supplémentaires, destinés pour l'essentiel au Pentagone pour financer les opérations militaires liées à l'Iran. Cette requête intervient au lendemain de l'adoption par le Congrès d'une résolution, largement symbolique, appelant le président à mettre fin aux hostilités avec l'Iran, à moins que les parlementaires n'autorisent explicitement une action militaire.

Réunion du Conseil de coopération du Golfe

Marco Rubio doit participer jeudi à une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bahreïn, après avoir rencontré les dirigeants du Koweït et des Émirats arabes unis mercredi. L'accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran prévoit un processus de négociation de 60 jours pour parvenir à un accord à long terme, mais n'a pas résolu la question du contrôle du détroit d'Ormuz, que l'Iran refuse d'abandonner, considérant l'accord initial comme une « déclaration de défaite de l'Amérique ».

Les alliés du Golfe attendent des garanties concrètes sur la sécurité énergétique et la non-reprise des hostilités. La tournée de Marco Rubio vise à dissiper leurs inquiétudes et à assurer une coordination étroite avant les discussions finales avec l'Iran, dont la date n'a pas encore été fixée.