Le député européen Raphaël Glucksmann a profité d’une réunion publique organisée à Aubervilliers pour exposer ses propositions en matière économique et sociale, en vue de l’élection présidentielle de 2027. Devant des militants et sympathisants réunis dans la ville de Seine-Saint-Denis, le candidat déclaré à la magistrature suprême a mis l’accent sur la nécessité de rompre avec les politiques commerciales qu’il juge dominées par un culte déraisonné des échanges non régulés.

Fin annoncée du libre-échange « généralisé »

« Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé », a affirmé le chef de file de Place publique, reprenant une formule choc employée durant son intervention. Selon lui, le modèle actuel de mondialisation économique doit être abandonné au profit d’une approche plus protectrice des intérêts français et européens. Il n’a pas précisé le détail des mécanismes de régulation qu’il entend mettre en œuvre, mais il a insisté sur la volonté de réorienter la politique commerciale de l’Union européenne.

Protection de l’industrie et transition écologique

Le candidat a également abordé la question de la souveraineté industrielle. Il a plaidé pour un renforcement des filières stratégiques françaises, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du transport. Sur le plan environnemental, Glucksmann a annoncé un verdissement accéléré du parc automobile national, sans pour autant donner de calendrier précis ni de chiffres contraignants. Il a estimé que la décarbonation des véhicules devait être un levier de création d’emplois et de compétitivité.

Un meeting pour asseoir sa stature présidentielle

Ce meeting à Aubervilliers s’inscrit dans une série de déplacements destinés à imposer Raphaël Glucksmann comme un acteur crédible de la campagne présidentielle. Alors que les sondages le donnent pour l’instant en retrait par rapport aux poids lourds de la droite et de l’extrême droite, il tente de mobiliser au-delà de son socle électoral traditionnel. Le rassemblement d’Aubervilliers visait à affirmer une ligne sociale-écologiste claire, mêlant exigence environnementale et protection des travailleurs.

Le candidat n’a pas fait de propositions chiffrées complètes lors de cette prise de parole, mais il a promis de publier prochainement un livret programmatique détaillé. Il compte sur cette stratégie de terrain pour convaincre les électeurs de gauche et du centre que son projet est le seul capable de porter une alternative à la fois écologique et sociale, en rupture avec le consensus libéral des dernières décennies.