L’affaire du colis piégé qui a visé la principauté de Monaco prend une tournure nouvelle avec la découverte du corps sans vie de la principale suspecte, Anastasiia Berezovskaya, et l’arrestation de deux hommes en Ukraine. Les circonstances de ces événements suscitent de nombreuses interrogations, certains experts estimant que la jeune femme pourrait avoir été manipulée par des services de renseignement.
La suspecte retrouvée morte après une fuite éclair
Anastasiia Berezovskaya avait quitté Monaco moins de quarante-huit heures après l’explosion du colis piégé. Elle est arrivée en Ukraine avant d’être retrouvée morte, dans la nuit de lundi à mardi, près de Kiev. Les autorités ukrainiennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur les causes exactes du décès, mais plusieurs sources proches de l’enquête indiquent que la thèse d’un suicide est écartée. Des traces de violence auraient été relevées sur le corps.
Deux interpellations, dont celle d’un agent du renseignement
Parallèlement, la police ukrainienne a procédé à l’arrestation de deux hommes. L’un d’eux serait un agent des services de renseignement ukrainiens, ce qui alimente les soupçons d’une implication étatique. Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces individus ont joué un rôle dans la préparation de l’attentat ou dans l’élimination de la suspecte. Les autorités monégasques collaborent étroitement avec leurs homologues ukrainiens.
Une piste privilégiée : la manipulation
Alors que les premiers éléments pointaient vers une action isolée, plusieurs enquêteurs privilégient désormais l’hypothèse d’un « coup monté ». Des spécialistes du renseignement interrogés par la presse décrivent un scénario « classique » consistant à utiliser un intermédiaire pour commettre un attentat, puis à le faire disparaître. Anastasiia Berezovskaya, âgée d’une trentaine d’années, n’avait pas de passé connu dans les milieux extrémistes. Son profil psychologique et ses déplacements récents font l’objet d’analyses approfondies.
Des zones d’ombre persistantes
Plusieurs questions restent en suspens : qui a commandité l’attentat ? Quel était le rôle exact de l’agent du renseignement arrêté ? La suspecte agissait-elle en toute connaissance de cause ? Les enquêteurs examinent également les liens possibles avec des réseaux criminels ou des groupes cherchant à déstabiliser la principauté. Monaco, souvent considéré comme un sanctuaire financier, pourrait avoir été ciblé pour des raisons symboliques ou économiques.
Réactions officielles
Le gouvernement monégasque a exprimé sa « plus grande détermination à faire toute la lumière sur cette affaire » et salue la coopération ukrainienne. Kiev, de son côté, affirme vouloir « coopérer pleinement » tout en restant discret sur les détails opérationnels. Les familles des victimes de l’attentat, qui avait fait plusieurs blessés, attendent des réponses.
Prochaines étapes
Les corps de la suspecte doit être autopsié dans les prochains jours. Les deux hommes arrêtés sont entendus par les enquêteurs. Une commission d’enquête conjointe pourrait être mise en place entre Monaco et l’Ukraine. L’affaire, qui mêle terrorisme, services secrets et criminalité organisée, promet de révéler de nouveaux rebondissements.