Le ministre de la Transition écologique a apporté une réponse nuancée aux critiques formulées par l'opposition à l'occasion de l'épisode caniculaire. Sébastien Lecornu s'est déclaré favorable à la création d'une commission d'enquête parlementaire, une demande portée par les Écologistes. Dans le même temps, il a vivement rejeté le bilan de 10 000 morts avancé par cette formation politique.

Lors de ses prises de parole, le ministre a exprimé son mécontentement face à ce qu'il perçoit comme une instrumentalisation du drame. Il a contesté avec vigueur le chiffre mis en avant par les Écologistes, le qualifiant d'exagération. Selon lui, cette évaluation ne reflète pas la réalité des faits et participe à une polémique inutile.

En revanche, Sébastien Lecornu a estimé qu'une commission d'enquête parlementaire pourrait permettre de tirer des enseignements utiles de la crise. Il a indiqué soutenir cette proposition, ce qui marque une ouverture de l'exécutif après des jours de tensions. Les Écologistes, à l'origine de l'initiative, espèrent que cette enquête examinera les éventuelles carences dans la gestion de la canicule.

La controverse autour du nombre de victimes continue de diviser le paysage politique. Alors que l'opposition dénonce l'inaction du gouvernement et réclame des comptes, le ministre maintient sa position. Aucun chiffre alternatif n'a été avancé par le gouvernement pour remplacer celui contesté.

La proposition de commission d'enquête devra être examinée par les groupes parlementaires. Si elle est adoptée, elle pourrait ouvrir une nouvelle phase dans la gestion politique de la canicule. Pour l'heure, le chef de l'État et le Premier ministre n'ont pas commenté ces développements.