Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont connu une nouvelle escalade ce week-end, avec des frappes mutuelles qui ont mis à mal le cessez-le-feu signé le 17 juin. Samedi 27 juin, l'aviation américaine a ciblé dix positions en Iran, en représailles à une attaque de drone iranien contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz. Dimanche à l'aube, les Gardiens de la Révolution iraniens ont répliqué en visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
Frappes américaines sur des infrastructures iraniennes
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a indiqué que les frappes de samedi avaient visé des « infrastructures de surveillance militaires iraniennes, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des moyens de pose de mines ». Des explosions ont été signalées par des médias iraniens dans les régions de Sirik et Qeshm, dans le sud du pays. Une courte vidéo du raid a été diffusée par le Centcom sur les réseaux sociaux.
Ces bombardements faisaient suite à une attaque au drone perpétrée par l'Iran contre un pétrolier battant pavillon panaméen, le M/T Kiku, qui transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut à travers le détroit d'Ormuz, selon le commandement américain.
Riposte iranienne sur le Koweït et Bahreïn
Dimanche matin, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des missiles et des drones en représailles, ciblant « huit infrastructures importantes de l'armée américaine sur la base Ali al-Salem au Koweït et à la base de la Cinquième flotte navale à Port Salman au Bahreïn », selon un communiqué. Ils ont averti que « toute agression ennemie, quel qu'en soit le prétexte, même contre des cibles insignifiantes (...) recevra une riposte implacable ».
L'armée koweïtienne a confirmé repousser « des attaques menées par des missiles et drones hostiles ». À Bahreïn, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti et les autorités ont appelé la population à rester calme et à se mettre à l'abri.
Cette nouvelle escalade intervient alors que le président américain Donald Trump a de nouveau menacé de recourir à la guerre pour « anéantir la République islamique », accusant Téhéran de violer le cessez-le-feu. Les deux parties s'accusent mutuellement de ne pas respecter l'accord signé le 17 juin, qui avait suscité des espoirs de désescalade dans la région.