Nouvelles frappes russes meurtrières sur Kiev
La ville de Kiev a été la cible, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet, d'une nouvelle attaque combinée de missiles et de drones menée par les forces russes. Le bilan provisoire fait état d'au moins deux morts et d'environ 24 blessés, dont trois enfants, selon les informations communiquées par les autorités locales. Cet assaut intervient à la veille d'un sommet majeur de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), prévu pour se tenir aux États-Unis.
Dégâts matériels et impact sur les infrastructures civiles
Les frappes ont provoqué des incendies et endommagé plusieurs bâtiments résidentiels. Un immeuble d'habitation a été directement touché, et des débris sont tombés sur d'autres quartiers de la capitale. Les secours ont été déployés en nombre pour éteindre les feux et secourir les occupants des immeubles sinistrés. Un hôpital pour enfants a également subi des dégâts, sans faire de victimes parmi les patients ni le personnel médical, selon les premiers bilans. Les opérations de déblaiement se sont poursuivies tout au long de la matinée.
Les autorités municipales ont indiqué que les systèmes de défense antiaérienne ukrainiens avaient intercepté une partie des projectiles, mais que plusieurs d'entre eux avaient atteint leurs cibles. Les services de secours ont travaillé sans relâche pour éteindre les incendies et dégager les décombres.
Contexte de violences récurrentes
Cette nouvelle attaque s'inscrit dans une séquence d'intensité croissante des bombardements russes sur Kiev. Il y a seulement quelques jours, une frappe avait fait 25 morts et plus de 90 blessés, constituant l'attaque la plus meurtrière contre la capitale ukrainienne depuis le début du conflit à grande échelle. Les autorités ukrainiennes dénoncent une stratégie délibérée de terreur contre la population civile, alors que les forces russes accentuent leur pression sur l'ensemble du front.
Un sommet de l'OTAN sous le signe de la guerre
La date de cette attaque, à la veille du sommet de l'OTAN qui doit se tenir à Washington, est perçue par les observateurs comme un message de la part de Moscou. Ce sommet, prévu pour les 8 et 9 juillet, doit aborder les modalités de soutien à long terme à l'Ukraine, notamment en matière de livraisons d'armements et d'intégration éventuelle du pays dans l'Alliance. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit y participer pour plaider en faveur d'un renforcement de l'aide militaire.
Les responsables ukrainiens ont immédiatement réagi, qualifiant ces frappes de « crime de guerre » et appelant les alliés à fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne. L'ambassadeur d'Ukraine aux États-Unis a notamment demandé un accès à des armes à plus longue portée pour pouvoir frapper les lanceurs russes situés en territoire russe. La communauté internationale a condamné ces nouvelles violences, tandis que les délégations se préparent à se réunir.
Bilan et suites
Les opérations de recherche de victimes potentielles sous les décombres se poursuivent. Les autorités n'excluent pas que le bilan puisse s'alourdir dans les prochaines heures. La ville de Kiev reste en état d'alerte, et les écoles ont été fermées pour la journée par mesure de précaution.
Cette attaque rappelle la vulnérabilité persistante des infrastructures civiles ukrainiennes face aux bombardements russes, malgré les efforts des systèmes de défense antiaérienne fournis par les Occidentaux. Le sommet de l'OTAN sera l'occasion de discuter de nouvelles mesures pour renforcer la protection de l'espace aérien ukrainien.