À moins d'une semaine de la fête nationale, les équipages des forces aériennes françaises ont réalisé leur ultime répétition du défilé aérien. Ce mercredi 9 juillet, de nombreux hélicoptères et avions de combat ont convergé vers la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, avant de survoler Paris selon le protocole officiel. Au cœur de cet exercice, un H225M Caracal des forces spéciales, appartenant à l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées basé à Cazeaux, en Gironde, a embarqué un journaliste pour permettre une immersion dans les coulisses de cette préparation minutieuse.

Une préparation de plusieurs jours

Le Caracal, appareil polyvalent capable de transporter une dizaine de commandos ou plusieurs tonnes de charge utile, est doté d'une perche de ravitaillement en vol. Cette compétence, spécifique aux pilotes français en Europe, lui permet d'être ravitaillé par un Lockheed C-130J Super Hercules ou un Airbus A400M, étendant théoriquement son rayon d'action à 850 kilomètres sans ravitaillement. Pour cette mission au-dessus de la capitale, la préparation a été intense. Le commandant Baptiste, pilote de l'hélicoptère des forces spéciales, a confié que son équipage s'est consacré exclusivement à cette opération pendant trois jours. « Nous allons être en formation avec plusieurs appareils et nous devrons respecter un timing très précis, de l'ordre de quelques secondes, pour nous coordonner avec les autres aéronefs qui participent aux répétitions », a-t-il expliqué. Il a également souligné son émotion : « J'ai déjà défilé à pied en 2015, mais c'est la première fois que je vais le faire aux commandes de mon hélicoptère. C'est exceptionnel de pouvoir voler au-dessus de Paris et c'est un véritable honneur de participer au défilé aérien du 14-Juillet, d'autant plus au sein du bloc des forces spéciales. »

Un vol en formation serrée

Après les vérifications techniques, le Caracal a décollé de la base aérienne 107. Une quinzaine de minutes plus tard, il s'est placé en patrouille juste derrière un A400M, à quelques mètres seulement de distance. Pendant une demi-heure, les deux appareils, accompagnés d'un DHC-6 Twin Otter et d'un Lockheed C-130J Super Hercules, ont patienté dans un circuit d'attente au-dessus des Yvelines, à environ 550 mètres d'altitude. Au signal radio donné pour le départ du défilé, les aéronefs ont mis le cap vers La Défense, point de repère pour s'aligner sur l'objectif final : la tribune présidentielle, place de la Concorde, à Paris. Les tours du quartier d'affaires ont été survolées de très près, laissant place aux toits de la capitale et à ses monuments emblématiques comme l'Arc de Triomphe.

Cette répétition grandeur nature permet de peaufiner la coordination entre les différentes unités et de garantir la sécurité et la précision du défilé prévu le 14 juillet. Les forces spéciales, engagées dans de nombreuses missions opérationnelles, montrent ici leur capacité à s'adapter à des contextes très variés, y compris des vols au-dessus de zones urbaines densément peuplées.