Le Belge Tim Merlier a remporté vendredi 10 juillet la septième étape du Tour de France, courue entre Hagetmau et Bordeaux (175 km), en réglant au sprint un peloton massif. Sous un soleil de plomb, avec un thermomètre affichant 38 °C dans la cité girondine, le coureur de la Soudal-Quick Step a fait preuve d'un sens du timing parfait pour coiffer sur le fil ses adversaires directs.
Søren Wærenskjold (Norvège) a pris la deuxième place, tandis que Biniam Girmay (Érythrée) complète le podium. Le maillot jaune, le Slovène Tadej Pogacar, champion en titre, a franchi la ligne sans encombre au sein du peloton et conserve donc la tête du classement général. Le Danois Mads Pedersen garde quant à lui la tunique verte du classement par points, après avoir terminé huitième de l'étape.
Une échappée matinale sans lendemain
Comme lors des étapes précédentes, une échappée s'est formée dès le départ, mais elle était vouée à l'échec face à la détermination des équipes de sprinteurs. Le Français Baptiste Veistroffer (Intermarché Lotto) s'est porté à l'avant pour la deuxième fois en trois jours, accompagné cette fois du Tchèque Jakub Otruba. Veistroffer avait déjà passé 144 kilomètres seul en tête deux jours plus tôt ; avec les 156 kilomètres parcourus en tête vendredi, il totalise près de 300 kilomètres d'échappée sur les trois dernières étapes. Le duo n'a jamais compté plus d'une minute trente secondes d'avance et a été repris à 18 kilomètres de l'arrivée.
La stratégie des équipes de sprinteurs
Les formations des sprinteurs, en particulier Alpecin-Premier Tech et Soudal-Quick Step, ont contrôlé la course pour empêcher toute fugue. Alpecin avait pourtant placé Jasper Philipsen dans les meilleures conditions pour son sprint, mais le Belge, victorieux à dix reprises sur le Tour, n'a pas eu la pointe de vitesse nécessaire pour contenir Merlier. Il a dû se contenter de la cinquième place, derrière l'Allemand Max Kanter, quatrième.
« C'était le bazar pour être bien positionné, mais j'y suis parvenu, grâce à l'équipe, a confié Tim Merlier après l'arrivée. Le travail des gars a été formidable. » Et d'ajouter, à propos de l'effort collectif : « Après tout le travail fourni il y a deux jours et aujourd'hui, nous n'étions que deux équipes, avec Alpecin, à rouler pour ramener l'échappée. Je suis donc heureux que ce ne soit pas une autre équipe qui ait gagné. »
La formation Uno-X Mobility, qui avait vu son coureur Torstein Træen porter le maillot jaune pendant deux jours avant d'être contraint à l'abandon à la suite d'une chute jeudi, a tenté à plusieurs reprises de lancer des attaques pour sortir du peloton, sans succès.
Une journée calme pour les favoris
Aucun des prétendants au classement général n'a connu d'incident. Les conditions caniculaires ont néanmoins marqué les esprits et suscité des inquiétudes parmi les suiveurs, même si la course s'est déroulée sans dommage notable. Le peloton a franchi la ligne d'arrivée groupé, offrant une journée de transition avant les étapes de montagne à venir.