Le Belge Tim Merlier a remporté au sprint la septième étape du Tour de France, vendredi 10 juillet, sur la ligne d’arrivée à Bordeaux. La victoire s’est jouée dans un final massif où le coureur de 33 ans a su trouver l’ouverture pour coiffer ses rivaux sur le fil.
Le déroulement de l’étape
Partie d’Hagetmau, la journée de 175 kilomètres s’est déroulée sous une chaleur écrasante, avec des températures atteignant 38 degrés Celsius à Bordeaux. Le peloton a laissé deux coureurs s’échapper dès le départ : le Français Baptiste Veistroffer et le Tchèque Jakub Otruba. Veistroffer, déjà auteur d’une longue échappée deux jours plus tôt, a cumulé 300 kilomètres seul en tête sur les trois derniers jours. Le duo n’a jamais compté plus d’une minute et demie d’avance, les équipes de sprinteurs contrôlant l’écart. Ils ont été repris à 18 kilomètres de l’arrivée.
La fin de course et le sprint
La formation Alpecin-Premier Tech a tenté d’organiser un train pour son leader Jasper Philipsen, mais le Belge n’a pas eu la vitesse suffisante pour conserver la tête. Merlier, lancé dans le sillage de ses coéquipiers, a surgi dans la dernière ligne droite pour s’imposer nettement. « Je ne savais pas où se trouvait la ligne quand j’ai lancé le sprint. C’était le chaos pour se positionner, mais j’y suis parvenu grâce au formidable travail de l’équipe », a-t-il déclaré après l’arrivée. La course n’a pas été entachée par les chutes qui marquent souvent les sprints du Tour.
Classement et réactions
Au classement de l’étape, Soren Waerenskjold a pris la deuxième place, suivi de Biniam Girmay. Max Kanter a terminé quatrième et Jasper Philipsen cinquième. Le Danois Mads Pedersen, huitième, conserve la tête du classement par points (maillot vert). Les favoris du classement général ont tous terminé sans encombre dans le peloton. Le Slovène Tadej Pogacar garde le maillot jaune avec 2 minutes et 42 secondes d’avance sur le Danois Jonas Vingegaard.
Merlier, qui compte désormais quatre succès d’étape sur la Grande Boucle (Pontivy en 2021, Dunkerque et Châteauroux en 2025, et Bordeaux en 2026), a souligné l’importance du travail collectif. Il a remercié ses coéquipiers, notamment en l’absence de Bert Van Lerberghe, son poisson-pilote habituel contraint à l’abandon dans les Pyrénées. « Nous étions la seule équipe avec Alpecin à rouler pour ramener l’échappée. Je suis content que ce ne soit pas une autre formation qui gagne », a-t-il ajouté.