Un nouveau sondage Ifop-Fiducial, diffusé jeudi 25 juin 2026, dessine un paysage politique dominé par le Rassemblement national à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. L’étude, commandée par plusieurs médias, confirme la tendance observée ces derniers mois : le parti d’extrême droite est crédité de scores inédits depuis le début de la Ve République, tandis que les prétendants des principales formations de gouvernement peinent à combler l’écart.

Le RN au sommet dans tous les scénarios

Dans les différentes configurations testées, Marine Le Pen et Jordan Bardella occupent les premières places. L’ancienne candidate, qui doit connaître le 7 juillet la décision judiciaire relative à sa possibilité de se présenter, est créditée de 32 % des voix. Son successeur désigné à la tête du parti, Jordan Bardella, ferait encore mieux en cas de candidature : les intentions de vote en sa faveur culminent entre 35 % et 37 %, un niveau jamais atteint par une formation politique dans les sondages pour une présidentielle.

Édouard Philippe distance Gabriel Attal

À droite et au centre, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe confirme son statut de favori du bloc macroniste. En l’absence de Gabriel Attal, le maire du Havre recueille entre 19 % et 21 % des intentions de vote, contre 15 % pour le chef de file de Renaissance. Si les deux anciens locataires de Matignon se présentaient simultanément, l’écart se creuserait davantage : 14 % pour Édouard Philippe contre seulement 8 % pour Gabriel Attal.

De son côté, Bruno Retailleau, président des Républicains, oscille généralement entre 8 % et 11 % des suffrages exprimés. Une seule hypothèse lui est plus favorable : une triangulaire avec Gabriel Attal et Marine Le Pen où il atteindrait 14 %, un scénario jugé peu probable à ce stade de la campagne.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête

Dans le camp de la gauche, Jean-Luc Mélenchon conserve la première place avec des intentions de vote situées entre 12 % et 15 %. Il devance Raphaël Glucksmann, mesuré entre 8 % et 11 %. L’ancien président François Hollande, testé en alternative, ne dépasserait pas les 9 % des voix.

Éric Zemmour entre 5 et 6 %

Aucun autre candidat déclaré ou potentiel ne semble en mesure de franchir la barre des 5 %, à l’exception d’Éric Zemmour. Ce dernier pourrait atteindre jusqu’à 6 % dans une configuration où Marine Le Pen porterait les couleurs du Rassemblement national.