Les autorités syriennes ont annoncé l'arrestation d'individus présumés liés à l'organisation État islamique (Daesh) dans le cadre de l'enquête sur l'attentat qui a frappé Damas à la mi-mai. Un communiqué officiel diffusé ces dernières heures indique que les suspects ont été appréhendés après une série de perquisitions menées dans plusieurs quartiers de la capitale.
Une attaque à la voiture piégée L'attentat, survenu le 19 mai, a ciblé l'entrée du quartier chrétien de Habib Charki, non loin d'un bâtiment abritant le ministère syrien de la Défense. Selon le bilan communiqué par le ministère de la Santé, l'explosion a fait un mort, un soldat, et 18 blessés. La déflagration, provoquée par une voiture piégée, a également endommagé plusieurs édifices alentour. Aucune revendication n'avait été formulée dans les heures suivant l'attaque.
Un lieu symbolique L'explosion s'est produite à quelques centaines de mètres de l'hôtel où le président français Emmanuel Macron avait pris ses quartiers lors d'une visite officielle en Syrie. Malgré l'attentat, le chef de l'État français avait maintenu son programme, achevant son déplacement sans modification. La proximité de l'attaque avec le lieu de résidence du dirigeant étranger avait suscité des interrogations sur la sécurité dans la capitale syrienne.
L'enquête en cours Les suspects arrêtés sont présentés par les autorités comme étant des membres présumés de cellules dormantes de Daesh encore actives dans la région de Damas. Le ministère de l'Intérieur syrien a précisé que les interpellations ont été réalisées en coordination avec les services de renseignement. Les investigations se poursuivent afin d'identifier d'éventuels complices et de déterminer l'origine des explosifs utilisés.
Un contexte sécuritaire tendu Cet attentat intervient dans une période où la Syrie tente de restaurer une stabilité relative après des années de conflit. La présence de cellules jihadistes, bien que très affaiblies, reste une préoccupation pour les forces de sécurité. L'arrestation de ces suspects est présentée comme un succès opérationnel, mais les autorités appellent à la vigilance. Aucune information n'a été fournie sur l'identité précise des personnes appréhendées ni sur leur éventuel passage à l'acte.