Les autorités vénézuéliennes ont actualisé, jeudi 9 juillet, le bilan humain des deux séismes survenus le 24 juin sur la côte nord du pays. Le député Jorge Rodrigues a annoncé que le nombre de morts s'élève désormais à 3 889, tandis que 16 740 personnes ont été blessées et 17 907 se retrouvent déplacées.

Mise en garde sanitaire de l'OPS

Alors que les opérations de secours se poursuivent, l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) a exprimé de vives inquiétudes face aux conditions de vie des populations sinistrées. Dans un communiqué, son directeur Jarbas Barbosa a prévenu que « dans les semaines à venir, les plus grands risques sanitaires pourraient provenir non seulement des blessures causées par les séismes, mais aussi des perturbations des services de santé, de la promiscuité, du manque d'eau potable et d'assainissement, ainsi que de la réduction de l'accès à la vaccination et aux soins de routine ».

L'organisation indique collaborer avec le ministère vénézuélien de la Santé afin d'améliorer l'accès aux vaccins et de détecter d'éventuelles flambées de maladies respiratoires ou digestives, en particulier dans les abris installés pour les sinistrés.

Appel de l'ONU et besoins urgents

Face à l'ampleur de la catastrophe, les Nations unies ont lancé un appel de fonds d'environ 300 millions de dollars pour venir en aide à 1,3 million de personnes considérées comme étant en besoin urgent d'assistance.

De son côté, l'OPS a réclamé le déblocage immédiat des 15 millions de dollars restants sur l'aide d'urgence demandée, afin de réparer les hôpitaux endommagés et de maintenir des conditions sanitaires de base dans les camps de déplacés. L'organisation estime que ce financement est crucial pour éviter une crise sanitaire majeure.

Un bilan qui ne cesse de s'alourdir

Les deux séismes, qui ont frappé le nord du Venezuela à la fin du mois de juin, ont causé d'importants dégâts dans plusieurs villes côtières. Les précédents bilans, régulièrement révisés à la hausse, témoignent de la difficulté à recenser l'ensemble des victimes dans les zones les plus sinistrées. Les autorités poursuivent les recherches sous les décombres, tandis que la communauté internationale cherche à coordonner son aide face à une situation humanitaire qui se dégrade.