Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a annoncé, mercredi 24 juin, qu'une frappe aérienne menée par l'armée américaine dans le nord-ouest de la Syrie a causé la mort d'Ali Husayn al-Ulaywi, un haut responsable du groupe État islamique (EI). L'opération, conduite le vendredi 19 juin, s'inscrit selon le communiqué officiel dans le cadre des efforts américains « visant à perturber et éliminer les terroristes cherchant à attaquer des Américains à l'étranger ou sur le sol américain ».
Identité du dirigeant tué Ali Husayn al-Ulaywi était présenté comme un cadre important de l'organisation djihadiste. Le Centcom n'a pas fourni de détails supplémentaires sur son rôle précis au sein de la hiérarchie de l'EI ni sur les circonstances exactes de l'opération. La frappe aérienne a été réalisée dans la région du nord-ouest syrien, une zone où le groupe conserve encore des capacités opérationnelles malgré la perte de l'essentiel de son territoire.
Contexte sécuritaire en Syrie Cette action intervient alors que l'État islamique a entamé une nouvelle phase d'activités en Syrie, ciblant le gouvernement du président Ahmed al-Sharaa. Depuis février, l'EI a multiplié les attaques dans le pays, revendiquant notamment une opération samedi dernier près de la ville de Manbij, dans la province d'Alep. L'an passé, le gouvernement dirigé par Ahmed al-Sharaa a officiellement rejoint la coalition internationale menée par les États-Unis qui lutte contre l'EI.
Bilan de la lutte antiterroriste Au sommet de sa puissance, il y a environ une décennie, l'État islamique contrôlait près d'un quart du territoire syrien, profitant du chaos de la guerre civile. Une coalition sous commandement américain, appuyée par différentes forces locales, est parvenue à le déloger de ses bastions. Néanmoins, des cellules dormantes et des réseaux clandestins continuent de mener des actions violentes, comme en attestent les frappes récentes et les revendications d'attentats.
La mort d'Ali Husayn al-Ulaywi constitue un nouveau coup porté à la direction de l'organisation, mais ne signe pas pour autant la fin de la menace. Les autorités américaines soulignent la nécessité de maintenir la pression sur les réseaux djihadistes pour empêcher toute reconstitution de leurs capacités opérationnelles.