Le procès d’un homme âgé de 28 ans s’est ouvert ce mercredi dans le département du Var. Il est accusé d’avoir drogué et étranglé six de ses anciennes compagnes dans le but de les violer. Les faits, qui auraient été commis sur une période de plusieurs années, impliquaient un mode opératoire répété : l’administration de substances à ses partenaires, suivie d’une strangulation et d’agressions sexuelles.
Selon les éléments portés à la connaissance de la justice, le prévenu entretenait des relations amoureuses successives avec ses victimes. Chacune d’elles aurait été victime de violences similaires. Les enquêteurs ont établi que plusieurs ex-petites amies avaient subi des administrations forcées de médicaments ou d’autres produits, provoquant une altération de leur vigilance. L’accusé aurait ensuite profité de cet état pour les étrangler et les violer.
L’affaire a été mise au jour après le signalement de l’une des plaignantes, qui a alerté les autorités à la suite d’un incident grave. Les investigations ont ensuite permis d’identifier d’autres victimes, toutes liées à l’homme par le passé. Les expertises médicales et toxicologiques réalisées ont corroboré les récits des plaignantes.
Des faits d’une extrême gravité
La qualification retenue par le parquet est celle de viols avec administration de substances et actes de torture ou de barbarie. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La cour d’assises du Var doit examiner durant plusieurs jours les preuves matérielles, les témoignages et les rapports d’expertise.
Les avocats des parties civiles ont exprimé leur souhait que la lumière soit faite sur l’ensemble des agissements reprochés. Ils ont souligné le courage des plaignantes, qui ont dû affronter le traumatisme des faits et la difficulté de témoigner. La défense, de son côté, n’a pas encore communiqué sa ligne de conduite.
Ce dossier rappelle d’autres affaires récentes où des auteurs ont utilisé des substances pour neutraliser leurs victimes. Il soulève également la question de la détection précoce des violences conjugales et de l’accompagnement des femmes qui pourraient être exposées à ce type de danger.
Un procès très attendu
Le procès, qui se tient à huis clos partiel ou total selon les demandes des parties, attire l’attention des médias régionaux et nationaux. Plusieurs associations de défense des droits des femmes ont appelé à une condamnation exemplaire. Le verdict est attendu dans les prochains jours.
L’audience se déroule dans une atmosphère tendue. Les proches des victimes et les curieux se pressent aux abords du palais de justice. Les débats devraient permettre de préciser le rôle exact de l’accusé et l’étendue de sa responsabilité pénale.