Le tribunal correctionnel de Draguignan a rendu son verdict ce vendredi dans une affaire de violences sexuelles d'une particulière gravité. Un homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été condamné à seize ans de réclusion criminelle pour avoir drogué et violé plusieurs de ses anciennes compagnes.

Les faits, qui se sont déroulés dans le Var, ont été qualifiés de « système » par l'accusation. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, agissait selon un mode opératoire bien rodé : il administrait à ses partenaires des substances sédatives, souvent mélangées à de l'alcool, afin de les mettre hors d'état de consentir. Il profitait ensuite de leur état pour commettre des viols.

Un procès pour violences systématiques

L'affaire a été jugée devant la cour d'assises du Var, après une enquête minutieuse menée par les gendarmes. Les investigations ont permis d'identifier six victimes, toutes d'anciennes compagnes de l'accusé. Les faits s'étalaient sur plusieurs années. Les témoignages des victimes, entendues lors du procès, ont décrit des relations marquées par l'emprise et la manipulation.

L'avocat général avait requis une peine lourde, soulignant la préméditation et la dangerosité de l'accusé. La défense, de son côté, avait plaidé la relaxe, contestant la qualification de viol et la notion de soumission chimique. Les jurés ont finalement retenu la culpabilité de l'accusé pour l'ensemble des faits.

Seize ans de réclusion criminelle

La condamnation à seize ans de réclusion criminelle a été accueillie avec soulagement par les parties civiles, qui espéraient une reconnaissance de leur préjudice. Le verdict marque la fin d'un parcours judiciaire éprouvant pour les victimes, qui ont dû revivre les traumatismes subis.

Cette affaire s'inscrit dans une série de procès récents mettant en lumière l'utilisation de substances chimiques à des fins de soumission. Les associations de défense des droits des femmes ont salué la sévérité de la peine, tout en rappelant la nécessité de renforcer la prévention et l'accompagnement des victimes de violences sexuelles.

Le condamné, incarcéré dans l'attente de son procès, a désormais la possibilité de faire appel de cette décision.