La canicule qui frappe une grande partie de la France n’a pas eu raison du calendrier du diplôme national du brevet (DNB). Les épreuves écrites se tiennent comme prévu, et le ministre de l’Éducation nationale assume ce maintien tout en reconnaissant des conditions d’examen « non optimales ». Il annonce en parallèle une réforme structurelle : dès 2027, les sessions du brevet et du baccalauréat se dérouleront exclusivement le matin.

Les épreuves du brevet se tiennent cette semaine sous un épisode caniculaire exceptionnel, avec des températures dépassant les 40 °C dans plusieurs départements. Face aux critiques et aux inquiétudes des syndicats enseignants et des parents d’élèves, le ministre a réaffirmé son choix de ne pas reporter les épreuves. Il a estimé que les aménagements mis en place — distribution d’eau, mise à disposition de salles climatisées ou ventilées, allégement des horaires — permettaient de maintenir l’organisation. Il a toutefois concédé que les conditions n’étaient « pas optimales », en référence notamment à des situations où des candidats au bac ont passé leur grand oral dans un parking.

Une réforme dès 2026 pour les sessions suivantes

Le ministre a profité de cette actualité pour détailler un changement majeur prévu pour la session 2027. Il a confirmé que les examens du brevet et du baccalauréat « ne se dérouleront que le matin » à compter de cette date. Cette mesure vise à éviter les heures les plus chaudes de la journée et à prévenir les risques sanitaires liés aux fortes chaleurs. Cette décision répond à une polémique récurrente chaque été sur l’organisation des examens nationaux pendant les périodes de canicule.

Des aménagements d’urgence pour 2026

En attendant l’entrée en vigueur de cette réforme, le ministère a mis en place des mesures provisoires pour atténuer les effets de la chaleur. Les établissements scolaires ont été invités à ouvrir leurs salles les plus fraîches, à installer des brumisateurs et à fournir de l’eau en abondance. Les épreuves orales du bac, notamment le grand oral, ont pu être localement décalées. Des jurys ont parfois été contraints de s’installer dans des parkings souterrains jugés plus frais, une situation que le ministre a qualifiée de non satisfaisante.

Un débat de fond sur l’organisation des examens

Ce maintien des épreuves dans la fournaise relance le débat sur l’adaptation du système scolaire au réchauffement climatique. Des enseignants et des syndicats dénoncent des conditions de travail indignes et réclament un report systématique des examens en cas d’alerte météorologique. Le ministre a répondu que le report posait des problèmes d’organisation considérables, notamment pour les correcteurs et les jurys. La solution retenue pour 2027 — des épreuves exclusivement matinales — constitue à ses yeux un compromis raisonnable entre sécurité sanitaire et contraintes logistiques.