Au quatrième jour des opérations de secours consécutives aux deux violents séismes ayant frappé le Venezuela, une lueur d'espoir a surgi des décombres. Un père et son fils ont été extirpés vivants des ruines, un sauvetage qualifié de rare dans un contexte où la fenêtre critique de 72 heures pour retrouver des survivants est désormais fermée.
Ce sauvetage intervient alors que le bilan officiel, communiqué par le député Jorge Rodríguez, s'établit à au moins 1 450 morts. Des milliers de personnes sont également blessées, et plus de 51 000 individus sont portés disparus. L'ONU estime par ailleurs que près de 6,8 millions de personnes ont été affectées par la catastrophe.
Une colère grandissante face à l'action des autorités
Alors que les équipes de secours, renforcées par plus de 1 600 sauveteurs internationaux, poursuivent leurs recherches, la population manifeste une colère croissante. Des habitants et des volontaires témoignent d'un sentiment d'abandon par les autorités, s'estimant laissés à eux-mêmes pour fouiller les gravats et tenter de sauver des vies. Le temps joue contre eux : passé le cap des trois jours, les chances de retrouver des victimes en vie diminuent considérablement.
Un bilan structurel lourd
Les deux tremblements de terre, d'une magnitude de 7,2 et 7,5, se sont produits à moins d'une minute d'intervalle, provoquant l'effondrement total d'au moins 189 bâtiments. Cet effondrement massif explique en grande partie le nombre élevé de disparus, les décombres recelant encore de nombreux corps, selon les sauveteurs. Les opérations de déblaiement se poursuivent sans relâche, mais la priorité reste la recherche de survivants, malgré des conditions de plus en plus difficiles.