Deux sauvetages miraculeux
Les équipes de secours ont porté secours à deux garçons âgés de 11 ans, chacun retenu prisonnier sous des amas de béton pendant plusieurs jours. Le premier, prénommé Moisés, a été sorti des gravats samedi après six heures d’une opération délicate. Selon l’Unité nationale pour la gestion des risques de catastrophes (UNGRD) de la Colombie, l’enfant était enseveli sous environ trois mètres de débris. Des images diffusées par les sauveteurs le montrent, les yeux protégés du soleil, tandis que les secouristes applaudissent.
Quelques heures plus tard, la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a annoncé le sauvetage d’un deuxième garçon du même âge dans la localité de Caraballeda. Elle a publié sur les réseaux une vidéo où l’enfant est évacué sur une civière au milieu d’un immense amas de décombres. « En ces heures, chaque vie est un espoir pour le Venezuela », a-t-elle écrit.
Un bilan humain lourd
Les séismes de magnitude 7,2 et 7,5, survenus mercredi à trente-neuf secondes d’intervalle, ont provoqué l’effondrement de centaines de bâtiments. Les autorités ont confirmé au moins 1 430 décès, tandis que des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues. Des familles désespérées continuent de creuser à mains nues dans l’espoir de retrouver leurs proches, certaines affirmant entendre des appels sous les blocs de ciment sans pouvoir les déplacer.
La région côtière de La Guaira la plus touchée
Les responsables locaux indiquent que la zone littorale de La Guaira, où se trouve Caraballeda, a subi les dommages les plus sévères. Les répliques sismiques entravent le travail des sauveteurs et terrorisent la population. « Honnêtement, ça rend nerveux. Au moindre bruit… c’est horrible », confie Jesús Andueza, chauffeur de bus de 64 ans.
Des milliers d’habitants vivent désormais dans leur véhicule ou campent dans des lieux ouverts comme l’aéroport ou un terrain de golf. Ce dernier, à Caraballeda, est devenu le centre névralgique de l’urgence : il accueille un hôpital de campagne, un centre de collecte de dons et une plateforme d’atterrissage pour les hélicoptères acheminant du matériel et du personnel, venus du Venezuela comme de l’étranger.
Espoir malgré le temps
Alors que plus de 85 heures se sont écoulées depuis la première secousse, les secouristes refusent d’abandonner. Ils estiment que des victimes peuvent encore survivre si elles disposent d’eau et de nourriture sous les décombres. Les opérations se poursuivent sans relâche.