Les célébrations du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis ont été marquées, samedi 4 juillet, par un discours du président Donald Trump à Washington. Devant une foule massée sur le National Mall, le chef de l’État a livré une allocution aux accents patriotiques, tout en agitant le spectre d’une résurgence de la « menace communiste » qu’il juge présente sur le sol américain.
Un discours sous la menace d’orages
La soirée, initialement conçue comme une célébration rayonnante, a été perturbée par des conditions météorologiques défavorables. Des risques d’orages près de la capitale ont contraint les autorités à ordonner une évacuation temporaire du National Mall, la grande esplanade verte au cœur de Washington. L’alerte levée, le public a finalement pu regagner les lieux pour écouter le président.
Donald Trump, s’exprimant depuis une tribune, a multiplié les superlatifs pour qualifier son pays. « Ce drapeau est l’étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre », a-t-il déclaré, avant de décrire les États-Unis comme un « chef-d’œuvre de l’histoire de l’humanité » et de reprendre l’expression consacrée de « terre de la liberté ». Il a également rendu hommage à d’anciens combattants.
« Nous ne laisserons pas cela arriver »
Le locataire de la Maison-Blanche a profité de cette tribune pour cibler ses adversaires politiques. Il a évoqué ce qu’il perçoit comme une résurgence du communisme, avertissant : « Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique. » Et d’ajouter, martelant sa détermination : « Nous ne laisserons pas cela arriver. »
Cette prise de parole, qui s’est achevée peu avant minuit, a duré 45 minutes — une durée relativement courte pour le président. Malgré l’heure tardive et les perturbations liées aux orages, les spectateurs présents ont réservé un accueil chaleureux à ce discours. Richard Sullivan, 70 ans, venu de Virginie avec son épouse Nancy, a témoigné : « On adore Trump, on a adoré son discours. Il a passé en revue notre grande histoire et a eu un mot pour chacun. »
Un anniversaire aux multiples facettes
Ce discours à Washington s’inscrit dans le cadre d’une série d’événements organisés à travers le pays pour marquer le 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance. Plus tôt dans la semaine, le vice-président J. D. Vance s’était exprimé au Mont Rushmore, fustigeant les détracteurs des États-Unis. Les célébrations du jour de l’Indépendance ont ainsi combiné hommage à l’histoire nationale et prises de position politiques, suscitant des critiques de la part de certains observateurs qui accusent le pouvoir en place d’instrumentaliser cette commémoration.