Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle de 2027, Bruno Retailleau, a tenu son premier meeting de campagne ce samedi 20 juin. L’événement, marqué par une forte chaleur, a rassemblé plusieurs milliers de sympathisants, selon les organisateurs. Mais le moment le plus remarqué de la journée a été la présence et la prise de parole de Boualem Sansal, l’écrivain franco-algérien emprisonné en Algérie pendant plusieurs mois avant d’être libéré au printemps.

« Retailleau de Beauvau à l’Élysée »

Boualem Sansal a exprimé un soutien sans ambiguïté au candidat. Devant la foule, il a raconté comment, durant sa détention, le nom de Bruno Retailleau était devenu une figure de résistance au sein de la prison. « Au quatrième mois, il y a un nom qui est entré dans la prison, qui est devenu célèbre et le héros de la prison : Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur qui combattait le régime », a-t-il déclaré. Il a ensuite lancé un slogan qui a été repris par l’assistance : « Retailleau de Beauvau à l’Élysée ! »

Cette intervention intervient alors que Bruno Retailleau, qui fut ministre de l’Intérieur, a été particulièrement actif dans le dossier des ressortissants français détenus en Algérie. Outre Boualem Sansal, le sort d’un autre Français emprisonné en Algérie, le journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis mai 2024, a également été évoqué par le candidat au cours du meeting.

« L’élection de la dernière chance »

Dans son discours, Bruno Retailleau a qualifié le scrutin de 2027 d’« élection de la dernière chance », estimant que le pays doit choisir une orientation radicalement différente. Il a salué la mobilisation de ses partisans malgré les conditions météorologiques difficiles, soulignant que « des milliers » de personnes avaient fait le déplacement pour assister à ce premier rassemblement de campagne.

Ce meeting constitue un premier test pour le candidat, qui cherche à élargir son socle électoral au-delà de son propre camp. La présence et le témoignage appuyé de Boualem Sansal, figure intellectuelle connue pour sa défense de la liberté d’expression, confèrent une dimension symbolique forte à cet événement, en lien direct avec l’un des dossiers diplomatiques sensibles de l’année : la détention de Français en Algérie.