Alors que la vague de chaleur intense se poursuit sur une large partie du territoire, le ministre de l’Éducation a indiqué mercredi 24 juin que 6 000 écoles se trouvent en situation de fermeture ou d’aménagement des horaires. Ce chiffre, qui recouvre l’ensemble des établissements concernés par des mesures exceptionnelles, marque une nette progression par rapport aux annonces des jours précédents.
Une hausse continue des mesures de protection
Les jours précédents, les autorités avaient communiqué des bilans intermédiaires : 845 écoles et collèges fermés le lundi 21 juin, puis 1 352 fermetures et 4 042 aménagements horaires le mardi 22 juin. Le nouveau total de 6 000 établissements – qui inclut aussi bien les fermetures que les adaptations d’horaires – témoigne de l’extension géographique et de l’intensification de l’épisode caniculaire. Le ministre a souligné que ces décisions sont prises au niveau local par les maires et les directeurs d’école, conformément aux directives nationales.
Des consignes pour les familles
Face à ces perturbations, le ministre a rappelé que les familles peuvent garder leurs enfants à domicile si l’école de leur commune est fermée ou si l’aménagement horaire ne permet pas une scolarisation normale. L’administration centrale avait déjà ouvert cette possibilité le week-end précédent, afin de faciliter l’organisation des parents.
Un contexte de vigilance rouge
Cette annonce intervient alors que 58 départements sont placés en vigilance rouge canicule par les services météorologiques, avec des températures pouvant atteindre jusqu’à 44 °C. Les écoles des zones les plus touchées ont été invitées à adapter leurs locaux ou à suspendre les cours pour protéger la santé des élèves et du personnel. Le ministère a également précisé que les principes de « décision locale » restent en vigueur : c’est aux maires et aux inspecteurs d’académie de décider, en fonction des conditions locales, des mesures à prendre.
Un impact qui pourrait encore s’accroître
Avec le maintien de l’alerte rouge dans de nombreuses régions, le nombre d’établissements concernés pourrait encore évoluer dans les prochains jours. Le ministre a assuré que le gouvernement suit la situation en temps réel et que des consignes supplémentaires seront communiquées si nécessaire.