Les fortes chaleurs qui frappent une large partie du territoire français continuent de perturber le fonctionnement des établissements scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué, mercredi 24 juin, qu’environ 6 000 écoles et collèges étaient concernés par des fermetures ou des aménagements d’horaires. Ce chiffre marque une progression notable par rapport aux jours précédents.

La veille, mardi, les autorités avaient recensé plus de 1 350 écoles fermées et 4 000 établissements ayant modifié leurs plannings. La hausse du nombre d’établissements impactés intervient alors que l’épisode caniculaire s’intensifie dans plusieurs régions, avec des températures pouvant atteindre 44 °C dans certaines zones. Cinquante-huit départements ont été placés en vigilance rouge.

Aménagements pour le brevet

Le ministre a également annoncé des dispositions spécifiques pour les épreuves du diplôme national du brevet (DNB), qui se tiennent cette semaine. Face aux conditions climatiques extrêmes, des « aménagements » ont été mis en place afin de garantir le bon déroulement des examens. Les modalités précises n’ont pas été détaillées dans l’immédiat, mais elles visent à limiter l’exposition des candidats à la chaleur.

Cette situation a suscité des critiques de la part de certains syndicats enseignants. Sophie Vénétitay, représentante du premier syndicat du second degré, avait qualifié d'« irresponsable » la gestion de la canicule par le ministère quelques jours plus tôt. Le ministère, de son côté, rappelle que les décisions de fermeture relèvent d’une appréciation locale, en concertation avec les préfectures et les mairies.

Contexte et précédents

Depuis le début de la vague de chaleur, le nombre d’écoles fermées n’a cessé d’augmenter. Lundi, 845 écoles et collèges étaient fermés, et près de 1 800 établissements avaient adapté leurs horaires. Le gouvernement avait alors ouvert la possibilité pour les parents de garder leurs enfants chez eux, sans justificatif, dans les zones les plus touchées.

Le ministère avait déjà précisé, en mai, les règles encadrant les fermetures en cas d’alerte caniculaire, écartant à ce stade une fermeture généralisée sur l’ensemble du territoire. La gestion au cas par cas, au niveau local, reste privilégiée.

Bilan et perspectives

Alors que le pic de chaleur est attendu dans les prochains jours, les autorités appellent à la vigilance. Les établissements scolaires, notamment ceux dépourvus de systèmes de climatisation ou situés dans des bâtiments mal isolés, sont particulièrement exposés. Les syndicats demandent des mesures plus structurées, tandis que le ministère assure suivre la situation en temps réel.

Les familles sont invitées à se renseigner auprès de leurs mairies ou des directions d’école pour connaître les modalités applicables localement. Les épreuves du brevet se poursuivent, avec des adaptations décidées au cas par cas.