La trêve fragile au Moyen-Orient a volé en éclats. Le chef de l'État américain a estimé que le cessez-le-feu était « fini », ouvrant la voie à une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran. Dans la foulée, les Gardiens de la Révolution iraniens ont lancé des frappes de drones et de missiles contre des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn.
Des attaques revendiquées par Téhéran
Dans un communiqué diffusé par la télévision publique iranienne Irib, le corps des Gardiens de la Révolution a affirmé avoir ciblé « des infrastructures et des installations » des bases américaines d'Arifjan et d'Ali Al-Salem au Koweït, ainsi que de Juffair et de Sheikh Isa au Bahreïn. Les autorités iraniennes ont également prévenu qu'elles étendraient leurs ripostes à d'autres bases dans la région si les États-Unis poursuivaient leurs frappes. Des correspondants sur place ont rapporté avoir entendu plusieurs explosions au Koweït et à Bahreïn dans la nuit.
Washington dit avoir frappé 90 cibles en Iran
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir mené une nouvelle série de frappes contre l'Iran le 8 juillet. Selon un communiqué officiel, les forces américaines ont atteint environ 90 « cibles militaires », dont des systèmes de défense antiaérienne. L'objectif affiché par le Centcom est de « dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz ».
Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions
Le principal négociateur iranien dans les pourparlers avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi sur le réseau social X en déclarant : « Les États-Unis n'ont toujours pas compris que l'intimidation et le non-respect de leurs engagements ne restent plus sans conséquences. » Il a ajouté : « Soyons clairs : si vous frappez, vous serez frappés. » Ghalibaf a également affirmé que le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole, « ne sera ouvert qu'en vertu de modalités iraniennes et non sous la pression des menaces américaines ».
Cette déclaration intervient alors que le vice-président américain avait menacé l'Iran d'une riposte militaire en cas de fermeture du détroit, dans un contexte de tensions déjà vives. Les récentes frappes américaines avaient déjà visé plus de 80 cibles iraniennes les jours précédents, et Téhéran avait riposté en attaquant des bases dans le Golfe. La rupture du cessez-le-feu marque une nouvelle étape dans le conflit, avec des risques d'embrasement régional accru.