Nouvelles pertes israéliennes dans le sud du Liban\n\nL'armée israélienne a fait état de la mort de deux de ses soldats au terme de récents affrontements avec le Hezbollah dans le sud du territoire libanais. Le capitaine Shahar Gamla, âgé de 23 ans, a succombé samedi des suites de blessures graves reçues dans cette zone, tandis que le sergent Ohad Yaari, 21 ans, avait trouvé la mort la veille, vendredi. Cette annonce porte à nouveau l'attention sur la persistance des combats malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur.

Frappe israélienne meurtrière signalée par Beyrouth\n\nLe ministère libanais de la Santé a dénoncé une frappe menée par Israël contre la localité de Saksakiyeh, située dans le district de Saïda. Selon les autorités sanitaires, le bombardement, survenu samedi matin, a causé la mort de deux femmes et blessé 22 personnes, parmi lesquelles trois enfants et une femme. L'incident soulève des interrogations sur le respect du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hezbollah.

Tirs iraniens vers le Golfe : six missiles interceptés\n\nDans un développement parallèle, l'armée américaine a annoncé que l'Iran avait procédé samedi au lancement de sept missiles en direction du Koweït et de Bahreïn. Selon le Commandement central des États-Unis (Centcom), six de ces projectiles ont été interceptés et le septième n'a pas atteint sa cible. Aucune précision n'a été fournie sur d'éventuels dégâts ou victimes côté terrestre.

Drones iraniens abattus dans le détroit d'Ormuz\n\nLes forces américaines ont également indiqué avoir détruit deux drones d'attaque iraniens qu'elles estimaient constituer une menace pour le trafic maritime international dans le détroit d'Ormuz. Le Centcom a précisé que les appareils étaient des drones à usage unique et que les opérations de défense se poursuivaient. « Les forces américaines restent en alerte et prêtes à continuer de se défendre contre l'agression iranienne », a déclaré le commandement.

Le pétrole sous pression entre annonce de l'Opep+ et tensions régionales\n\nSur le plan énergétique, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) doit annoncer dimanche une nouvelle hausse de ses quotas de production, à l'issue de la réunion semestrielle de ses 21 ministres de l'Énergie. L'augmentation, estimée à 188 000 barils par jour par l'analyste Jorge Leon de Rystad Energy, concerne sept membres du groupe : l'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie et Oman. Toutefois, cette mesure risque d'être éclipsée par l'escalade militaire au Moyen-Orient, qui affecte directement les marchés pétroliers.

Un équilibre régional de plus en plus fragile\n\nL'ensemble de ces événements illustre l'embrasement progressif de la région, où le théâtre libanais continue d'alimenter des tensions entre l'Iran et Israël, tandis que Téhéran élargit ses actions vers les États du Golfe. Les réactions diplomatiques et militaires des puissances concernées, en particulier des États-Unis, pourraient déterminer l'évolution de la situation dans les prochains jours.