Les frappes américaines menées à l'aube contre l'Iran ont déclenché une riposte de grande ampleur de la part de Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir visé des bases militaires au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, tandis que le détroit d'Ormuz est une nouvelle fois placé sous tension.
Les États-Unis ont conduit dans la nuit de mercredi à jeudi une série de bombardements contre des installations iraniennes. Selon l'armée américaine, ces frappes ont ciblé « des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays ». Le président Donald Trump justifiait cette offensive en accusant Téhéran de faire traîner les négociations visant à mettre fin au conflit régional. « On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau », avait-il déclaré la veille devant la presse.
Des missiles balistiques sur la Jordanie
En réaction, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir tiré douze missiles balistiques contre un centre de commandement américain situé en Jordanie. L'opération, qualifiée de « punitive contre l'agresseur », a pris pour cible la base aérienne d'Al-Azraq et son centre de contrôle. D'après Téhéran, ces installations ainsi qu'« un grand nombre d'avions de combat » auraient été détruits.
Le Koweït visé et son espace aérien fermé
L'armée koweïtienne a confirmé être confrontée à une attaque aérienne iranienne. Dans un message publié sur le réseau social X, l'état-major a indiqué que « les systèmes de défense aérienne sont actuellement en train de combattre des cibles aériennes hostiles ». Peu après, l'autorité de l'aviation civile du Koweït a annoncé « la fermeture temporaire de l'espace aérien » en raison des frappes et des risques pour l'aviation civile dans la région.
La menace sur le détroit d'Ormuz
Parallèlement, Téhéran a promis de prendre pour cible tous les navires qui s'aventureraient dans le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique pour une part importante du trafic pétrolier mondial. Cette menace fait suite aux bombardements américains et s'inscrit dans un cycle de représailles qui fait craindre un embrasement régional.
Escalade sans précédent
Ces événements marquent une escalade significative dans le conflit qui oppose les États-Unis à l'Iran. Pour la première fois, des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe sont directement visées par des missiles iraniens, tandis que les États-Unis continuent de pilonner les infrastructures militaires iraniennes. La fermeture de l'espace aérien koweïtien et les tirs sur la Jordanie témoignent d'une extension géographique du champ de bataille. La communauté internationale suit avec inquiétude l'évolution de cette crise qui pourrait déstabiliser durablement la région.