Démenti catégorique de la République islamique

Les autorités iraniennes ont formellement démenti ce samedi avoir conclu un accord avec les États-Unis, contredisant les informations qui circulaient ces derniers jours sur un possible règlement négocié du conflit. Interrogé sur un texte dont certains médias évoquaient la finalisation prochaine, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « rien n'est signé et rien n'est agréé entre Téhéran et Washington ». Il a également qualifié de « pures spéculations » les rumeurs d'une signature imminente, que ce soit en Suisse ou à distance, comme certains cercles diplomatiques l'avaient suggéré.

Ce démenti intervient alors que la Confédération helvétique avait proposé d'accueillir une cérémonie officielle pour entériner un éventuel protocole. Selon des sources informées, Téhéran aurait auparavant fait savoir qu'une fois le texte finalisé, sa validation se ferait sans déplacement, « à distance ». Mais ce scénario est désormais écarté par le gouvernement iranien, qui nie l'existence même d'un document prêt à être entériné.

Escalade et paradoxe

Le rejet intervient dans un contexte militaire tendu. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé vendredi avoir intercepté plusieurs drones iraniens qui ciblaient des navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'armée américaine a précisé que « tous ces engins ont été abattus ces dernières heures et que le trafic maritime dans la zone reste fluide ». Les autorités américaines n'ont pas fourni de bilan détaillé des opérations.

Malgré cette nouvelle démonstration de force, des responsables américains continuaient d'afficher un certain optimisme quant à une issue diplomatique ces dernières heures. Le locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, avait lui-même évoqué cette semaine un texte en cours et menacé en parallèle de « frapper très durement » la République islamique en l'absence d'avancées.

Un contexte régional toujours instable

Le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite une part importante du pétrole mondial, reste un point de friction majeur. Les marchés financiers semblaient pourtant anticiper une détente : le baril de pétrole est repassé sous la barre des 90 dollars vendredi, signe que les investisseurs intégraient une possible désescalade. Le démenti de Téhéran pourrait toutefois raviver les tensions et inverser cette tendance.

Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait affirmé plus tôt dans la semaine que tout accord entre l'Iran et les États-Unis inclurait la « l'élimination de l'uranium enrichi iranien », sans que cette condition ne soit confirmée par Washington ou Téhéran. Ces déclarations croisées illustrent la complexité des négociations, alors que le conflit s'est étendu à plusieurs théâtres, du Liban au Golfe.

Aucune date ni lieu de pourparlers n'ont été officiellement annoncés à ce stade. Le sommet du G7 qui doit s'ouvrir lundi à Évian, en France, en présence de Donald Trump, est observé comme une possible plateforme de discussions informelles, sans que la délégation iranienne n'y soit attendue.