La Fédération internationale de football (Fifa) a pris la défense de l'arbitre brésilien Raphael Claus, pris pour cible par Donald Trump après l'expulsion de l'attaquant américain Folarin Balogun lors du match de Coupe du monde entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine. Dans un communiqué, l'organisation a qualifié Claus de « l'un des meilleurs arbitres professionnels au monde », soulignant qu'il a « constamment fait preuve d'un professionnalisme et d'une intégrité exemplaires » tout au long de sa carrière.

Un arbitre « très respecté »

Le responsable des arbitres à la Fifa, Pierluigi Collina, a également exprimé son soutien à l'officiel brésilien. « Raphael Claus est un arbitre expérimenté et très respecté. Nous lui maintenons toute notre confiance en tant qu'officiel fiable », a-t-il déclaré. Ce soutien intervient après que Donald Trump a qualifié l'arbitre d'« horrible » et de « très suspect », faisant allusion à d'anciennes accusations non étayées de manipulation de matches au Brésil. Le président américain était directement intervenu auprès du président de la Fifa, Gianni Infantino, pour demander un réexamen du carton rouge infligé à Balogun, attaquant de l'AS Monaco.

Levée de suspension controversée

Quelques jours après l'intervention de Trump, la Fifa avait annoncé la levée de la suspension de Balogun, lui permettant de participer au huitième de finale contre la Belgique, que les États-Unis ont perdu sur le score de 4 à 1. Cette décision avait suscité un tollé mondial, notamment en Belgique, où la fédération a contesté en appel la décision, dénonçant une « faveur » accordée à l'équipe américaine. Dans le même temps, la Confédération brésilienne de football avait déjà apporté son soutien à Raphael Claus, soulignant son intégrité.

Des accusations jamais prouvées

Les critiques de Donald Trump faisaient écho à des soupçons de manipulation de matches qui avaient entouré Claus en 2023 au Brésil. Plusieurs médias locaux avaient alors cité son nom, mais aucune preuve n'a jamais été retenue contre lui, et l'arbitre n'a fait l'objet d'aucune sanction disciplinaire ou pénale. En défendant Claus publiquement, la Fifa cherche à réaffirmer son indépendance arbitrale, tout en tentant de calmer la polémique née de son revirement dans l'affaire Balogun. L'organisation n'a pas précisé si le carton rouge lui-même faisait l'objet d'un réexamen, laissant entendre que la suspension était seule concernée par la mesure de clémence.