Des garde-fous contre le détournement des sommes libérées

L'administration Trump évalue plusieurs dispositifs de contrôle destinés à superviser l'utilisation des fonds iraniens débloqués dans le sillage de l'accord conclu avec Téhéran mi-juin. Selon des informations recueillies ces derniers jours, les responsables américains cherchent des mécanismes garantissant que ces ressources ne servent pas à financer des actions contraires aux intérêts des États-Unis. Parmi les pistes envisagées figurent la mise en place de comptes séquestres, l'affectation des sommes à des projets humanitaires précis et l'obligation de transparence sur les transactions.

Des échanges directs entre responsables américains et iraniens

Les discussions ont notamment porté sur des canaux de dialogue direct entre les deux capitales, ont indiqué des sources proches des négociations. La possibilité d'un arrêt des hostilités entre les deux pays a également été évoquée dans le cadre de ces pourparlers. Ce volet s'inscrit dans un contexte où la trêve fragile obtenue autour de la réouverture du détroit d'Ormuz reste assortie de nombreuses incertitudes.

Un contexte de méfiance réciproque

Les précédents articles ont montré que Washington redoute que Téhéran n'utilise les fonds dégelés pour contourner les sanctions ou soutenir des milices régionales. De son côté, l'Iran exige des garanties sur l'accès effectif à ces actifs, actuellement bloqués dans des comptes à l'étranger, notamment en Corée du Sud et au Qatar. Le président américain, Donald Trump, a plusieurs fois menacé de reprendre le contrôle des sommes libérées si Téhéran ne se montrait pas coopératif.

Un enjeu économique et stratégique

Le montant total des avoirs concernés n'a pas été officiellement confirmé, mais des estimations le situent à plusieurs milliards de dollars. Ces ressources proviennent principalement de ventes de pétrole iranien réalisées avant le rétablissement des sanctions américaines. Leur libération progressive est conditionnée au respect par l'Iran de ses engagements, notamment la garantie de la libre navigation dans le détroit d'Ormuz. La mise en place d'un mécanisme de supervision crédible pourrait constituer un pas supplémentaire vers une normalisation temporaire des relations bilatérales, bien que les deux parties continuent de se méfier l'une de l'autre.