L'ancien président des États-Unis a subi un nouvel échec judiciaire dans le litige qui l'oppose à la chroniqueuse E. Jean Carroll. Lundi 6 juillet 2026, un tribunal a rejeté sa requête visant à obtenir un sursis supplémentaire pour s'acquitter de la somme de 5,8 millions de dollars, montant issu du jugement civil pour abus sexuel et diffamation.

Cette décision intervient après que la Cour suprême des États-Unis a définitivement clos les recours de Donald Trump dans cette affaire. Le verdict initial, prononcé en mai 2023 par un jury new-yorkais, lui imposait de verser 5 millions de dollars à E. Jean Carroll pour des faits d'agression sexuelle et de calomnie. Avec les intérêts et les frais de justice, la somme due a depuis été réévaluée à environ 5,8 millions de dollars.

Une stratégie de report épuisée

Depuis la confirmation du jugement, Donald Trump et ses avocats ont multiplié les procédures pour en empêcher l'exécution forcée. La dernière tentative, examinée lundi, consistait à demander un nouveau délai de paiement en invoquant des circonstances exceptionnelles. Le juge saisi de l'affaire a estimé que ces arguments ne justifiaient pas un report supplémentaire, rejetant ainsi la demande.

Cette décision pourrait ouvrir la voie à des mesures de saisie sur les biens du milliardaire. Les avocats d'E. Jean Carroll ont déjà indiqué qu'ils entendaient demander l'exécution forcée du jugement, ce qui pourrait inclure le gel de comptes bancaires ou la saisie de propriétés.

Le contexte de l'affaire Carroll

L'affaire remonte à 2023, lorsque E. Jean Carroll, ancienne journaliste et chroniqueuse, a accusé Donald Trump de l'avoir agressée sexuellement dans les années 1990. Le procès civil, qui s'est tenu à New York, a conclu que les faits étaient établis et que les dénégations de l'accusé étaient diffamatoires. Le jury a accordé à la plaignante 5 millions de dollars de dommages et intérêts.

Malgré les appels successifs de Donald Trump, les juridictions fédérales ont confirmé le verdict à plusieurs reprises. La Cour suprême a refusé d'examiner le dossier en juin 2026, mettant un terme aux recours judiciaires.

Des implications financières et juridiques

Avec ce nouveau refus, Donald Trump se trouve désormais dans l'obligation de payer la somme due ou de faire face à des procédures de saisie. Ses conseillers juridiques pourraient encore tenter des voies de recours, mais les options se réduisent considérablement après l'échec de la demande de délai.

Cette affaire s'ajoute aux nombreuses autres procédures judiciaires auxquelles l'ancien président est confronté, notamment des enquêtes pénales et civiles liées à ses activités commerciales et politiques. Le paiement forcé du verdict Carroll constituerait une première concrétisation financière de ces poursuites.

Le tribunal n'a pas fixé de délai précis pour l'exécution du paiement, mais les avocats d'E. Jean Carroll ont promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir le versement intégral de la somme.