La deuxième journée du sommet du G7, réuni à Évian-les-Bains, a été largement dominée par les dossiers brûlants de l'Iran et de l'Ukraine. Les chefs d'État et de gouvernement des sept principales puissances industrielles ont consacré l'essentiel de leurs travaux à ces deux crises majeures, qui ont polarisé les échanges depuis l'ouverture de la réunion.

Un ton conciliant des Européens envers Washington

Sur le dossier iranien, les dirigeants européens ont fait preuve d'une approche accommodante à l'égard du président Donald Trump, à la suite de l'annonce d'un accord-cadre de paix entre Washington et Téhéran. Cette annonce, intervenue avant le sommet, a modifié l'atmosphère des négociations. Les Européens, qui avaient jusqu'alors exprimé des réserves sur la stratégie américaine, ont choisi d'adopter un ton plus mesuré, saluant les avancées potentielles vers une désescalade.

La nouvelle donne diplomatique a ainsi ouvert la voie à une possible réévaluation des sanctions occidentales contre l'Iran. Plusieurs participants ont évoqué la perspective d'une levée progressive des mesures restrictives, à condition que l'accord-cadre se concrétise en un traité définitif et vérifiable. Les discussions ont porté sur les modalités d'un allègement des sanctions qui pourrait accompagner la mise en œuvre de l'accord.

La guerre en Ukraine au cœur des préoccupations

Parallèlement, le conflit russo-ukrainien a continué de mobiliser l'attention des participants. Les dirigeants ont réaffirmé leur soutien à Kiev et ont examiné les moyens de maintenir la pression sur Moscou. Les échanges ont notamment porté sur le renforcement des sanctions économiques contre la Russie et sur l'accélération de l'aide militaire à l'Ukraine. Si aucun communiqué officiel détaillé n'a été publié immédiatement, plusieurs sources ont indiqué que les discussions avaient été substantielles.

Des critiques de Trump sur les actions israéliennes au Liban

Dans un développement notable, le président Trump a également critiqué les frappes israéliennes contre le Liban, lors d'une intervention au sein du sommet. Ce commentaire public est intervenu alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah restent vives à la frontière sud du Liban. Le dirigeant américain a estimé que ces actions militaires israéliennes étaient disproportionnées, marquant une divergence avec la position traditionnelle de Washington, qui soutient généralement les opérations de son allié israélien.

Un sommet sous le signe de la recherche de compromis

Le sommet d'Évian se déroule dans un contexte de fortes tensions internationales. L'équilibre entre la fermeté affichée sur l'Ukraine et la volonté de saisir l'opportunité diplomatique offerte par l'accord-cadre avec l'Iran semble constituer le fil conducteur des discussions. Les dirigeants européens, en particulier, cherchent à concilier leur soutien à l'intégrité territoriale ukrainienne avec la nécessité de ne pas compromettre le processus de paix naissant avec Téhéran.

La journée de mardi a démontré que, malgré des divergences persistantes sur certains dossiers, les membres du G7 tentent de forger une réponse commune aux crises les plus pressantes. Les travaux doivent se poursuivre mercredi, avec des sessions consacrées à d'autres enjeux mondiaux, notamment le changement climatique et la sécurité alimentaire.