Les chefs d'État et de gouvernement des sept nations les plus industrialisées (G7) ont entamé leur sommet à Évian-les-Bains, en France, avec un ordre du jour largement consacré aux guerres en Iran et en Ukraine. La rencontre, qui se déroule sur plusieurs jours, marque un tournant dans les relations entre Washington et Téhéran, un cessez-le-feu ayant été officialisé à la veille de l'ouverture des travaux.
Un cessez-le-feu négocié en marge du sommet
L'accord de cessez-le-feu, conclu entre les États-Unis et l'Iran, a été annoncé alors que les discussions de fond débutaient. Ce texte, qui prévoit un arrêt des hostilités, a été salué par plusieurs délégations comme une avancée diplomatique majeure. L'administration américaine, dirigée par le président Donald Trump, a joué un rôle central dans cette médiation, bien que ce dernier ait, par le passé, critiqué ses alliés pour leur réticence à soutenir l'effort de guerre américain dans la région.
Les Européens prêts à lever les sanctions
En parallèle de l'annonce du cessez-le-feu, les pays européens membres du G7 ont indiqué être disposés à lever les sanctions économiques imposées à l'Iran. Cette décision, conditionnée à la mise en œuvre effective de la trêve, vise à encourager Téhéran à poursuivre sur la voie de la paix. Un diplomate français, cité par plusieurs agences de presse, a qualifié les discussions sur l'Iran de « très fructueuses » et a confirmé que les dirigeants s'étaient accordés sur la nécessité d'augmenter la pression sur la Russie dans le cadre du conflit ukrainien.
L'invitation de pays non membres
Le président français Emmanuel Macron, hôte du sommet, a invité plusieurs dirigeants de pays extérieurs au G7 à participer aux sessions. Parmi eux figurent les représentants de l'Égypte, du Qatar, de l'Ukraine et des Émirats arabes unis. Cette initiative vise à élargir le dialogue sur les crises régionales, notamment au Moyen-Orient et en Europe de l'Est.
Des tensions commerciales en arrière-plan
Malgré l'accord sur l'Iran, le sommet a également été marqué par des divergences persistantes entre les États-Unis et leurs partenaires sur les questions commerciales. Donald Trump a, à plusieurs reprises, accusé les autres membres du G7 de profiter des échanges avec les États-Unis et de ne pas contribuer équitablement à l'effort de guerre en Iran. Ces critiques ont créé des tensions, mais les discussions sur le cessez-le-feu ont permis de maintenir un climat de coopération.
La guerre en Ukraine au cœur des préoccupations
Outre le dossier iranien, le conflit en Ukraine a occupé une place centrale dans les discussions. Les dirigeants du G7 ont convenu de renforcer les pressions sur la Russie, en réponse à l'invasion à grande échelle de son voisin. Un diplomate français a indiqué que les échanges avaient été « très fructueux » et que des mesures concrètes étaient envisagées pour accroître le coût de la guerre pour Moscou.
Perspectives pour la suite du sommet
La deuxième journée du sommet devrait voir les discussions se poursuivre, avec un accent mis sur la mise en œuvre du cessez-le-feu en Iran et les modalités de la levée des sanctions. Les participants devraient également aborder la question de la reconstruction de l'Ukraine et les moyens de garantir la sécurité énergétique en Europe. Le sommet se déroule dans un contexte géopolitique tendu, mais l'annonce de l'accord entre Washington et Téhéran offre une lueur d'espoir pour une désescalade régionale.