Un rassemblement d'ampleur dans la capitale
Des milliers de citoyens ont investi les rues de Tirana ces derniers jours pour exprimer leur opposition à un vaste projet touristique de très grand standing. Arborant des pancartes où l'on pouvait lire « L'Albanie n'est pas à vendre », les manifestants ont dénoncé un complexe hôtelier et résidentiel dont la paternité est attribuée à Jared Kushner, l'époux d'Ivanka Trump et gendre de l'ancien président des États-Unis Donald Trump.
Un projet controversé sur une zone protégée
Ce programme immobilier doit être implanté sur un site naturel bénéficiant d'une protection environnementale. Selon les informations disponibles, il prévoit la construction d'infrastructures de luxe dans un secteur écologiquement sensible. Les opposants lui reprochent de menacer un écosystème fragile et de favoriser des intérêts privés au détriment du bien commun. Un second projet, également contesté, serait envisagé sur la côte protégée de Zvernec, une lagune située au sud-ouest du pays.
Des zones d'ombre persistantes
Annoncé il y a plus de deux ans, le complexe n'a toujours pas vu le jour. Son avancement reste flou, et les conditions de son autorisation suscitent des interrogations. Aucun calendrier précis ni aucune étude d'impact détaillée n'ont été rendus publics, ce qui alimente la défiance d'une partie de la population et de la société civile.
Une contestation qui s'intensifie
Les manifestations se sont multipliées ces dernières semaines. Les organisateurs estiment que le projet illustre une forme d'accaparement des ressources naturelles par des investisseurs étrangers bénéficiant de protections politiques. Les slogans entonnés lors du rassemblement de Tirana appelaient à la préservation de la souveraineté nationale et à un rejet des influences extérieures jugées trop pesantes.
Quelles suites pour le dossier ?
Pour l'heure, les autorités albanaises n'ont pas officiellement commenté ce nouveau mouvement de protestation. Le gouvernement, qui avait soutenu le projet à ses débuts, est désormais sous pression pour fournir des éclaircissements. Des élus de l'opposition et des associations écologistes réclament la tenue d'un débat parlementaire et la publication de l'intégralité des documents contractuels. La mobilisation semble devoir se poursuivre dans les prochains jours.