L'Insee a dévoilé ses dernières projections économiques pour la France, anticipant une croissance de 0,7 % pour l'année 2026. Cette prévision, légèrement supérieure à celle de la Banque de France qui tablait sur 0,5 %, s'accompagne d'une perspective de regain d'activité dès le printemps. L'institut souligne que l'inflation devrait atteindre 2,7 % sur un an en décembre, un niveau supérieur aux objectifs de la Banque centrale européenne.

Un rebond attendu au deuxième trimestre

Selon l'Insee, la croissance française bénéficierait d'une accélération notable au deuxième trimestre 2026, après un début d'année atone. Ce rebond serait soutenu par une consommation des ménages qui se redresse progressivement, malgré un contexte international incertain. L'institut note que les ménages « paient l'essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup », ce qui pèse sur leur pouvoir d'achat.

L'inflation repart à la hausse

La prévision d'inflation à 2,7 % sur un an en décembre 2026 marque une nette remontée par rapport aux niveaux récents. L'Insee attribue cette hausse principalement au renchérissement des prix de l'énergie, qui continue de se répercuter sur l'ensemble de l'économie. Les ménages sont particulièrement exposés, car ils supportent directement l'augmentation des prix du pétrole et des produits raffinés.

Des divergences avec la Banque de France

Ces chiffres de l'Insee contrastent avec ceux publiés quelques jours plus tôt par la Banque de France. L'institution monétaire avait révisé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5 %, soit 0,2 point de moins que l'Insee. La Banque de France anticipait également une remontée de l'inflation, mais sans en préciser le niveau exact. Le gouverneur de la Banque de France avait récemment averti que le choc énergétique restait « persistant », quelles que soient les évolutions géopolitiques au Proche-Orient.

Un contexte économique incertain

Ces projections interviennent dans un environnement marqué par les tensions sur les marchés de l'énergie et les conséquences de la guerre en Ukraine. Les perspectives de croissance restent fragiles, et l'Insee comme la Banque de France soulignent les risques liés à l'évolution des prix des matières premières et à la demande mondiale. Les prochains mois seront décisifs pour confirmer le scénario d'une reprise modérée mais durable.