Le match
La qualification de l'équipe de France pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026, acquise samedi sur un penalty de Kylian Mbappé (1-0 face au Paraguay), a été éclipsée par une vive polémique autour de l'attitude de la sélection sud-américaine et de l'arbitrage. Le vainqueur du tournoi de 2018 a dû batailler dans une chaleur accablante à Philadelphie pour venir à bout d'une défense paraguayenne décrite comme « rugueuse » par plusieurs observateurs. Les Paraguayens, auteurs de nombreuses fautes, ont écopé de huit cartons jaunes, un chiffre inhabituellement élevé qui a nourri les critiques.
Des accusations de jeu violent
Alain Giresse, ancien international français et figure emblématique des Girondins de Bordeaux, a livré une analyse particulièrement acerbe. « Les joueurs du Paraguay ont été violents avec la bénédiction de l'arbitre », a-t-il lancé au micro d'une chaîne d'information en continu. Cette déclaration rejoint le sentiment général exprimé par certains commentateurs et supporters, estimant que l'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev aurait dû être plus sévère. La presse internationale n'a pas été en reste : plusieurs titres étrangers ont employé des termes tels que « football antisportif », jeu « physique et brusque » et comportements « grossiers » pour qualifier la prestation paraguayenne.
La réponse paraguayenne
De son côté, la Fédération paraguayenne de football (APF) a rapidement réagi par voie de communiqué, dénonçant ce qu'elle considère comme une campagne de dénigrement. « Notre équipe a joué avec l'intensité et la fierté qui caractérisent le football sud-américain », a-t-elle déclaré, sans toutefois commenter directement le nombre élevé de fautes. L'APF a également annoncé son intention de saisir la Fédération internationale de football association (FIFA) pour demander une enquête sur l'arbitrage, qu'elle juge partial. Elle estime que plusieurs décisions litigieuses ont privé le Paraguay d'opportunités offensives et que la sévérité des sanctions était disproportionnée. Aucune date n'a été communiquée pour le dépôt de ce recours.
Les réactions en France
Au sein du camp français, les avis sont partagés. Si certains joueurs ont reconnu la difficulté de la rencontre face à une équipe « très agressive », d'autres, sous couvert d'anonymat, auraient exprimé leur agacement face aux méthodes de leurs adversaires. Le sélectionneur Didier Deschamps, interrogé en conférence de presse, s'est montré prudent : « Nous avons souffert, c'est certain. Le Paraguay a une identité très forte, défensive, et nous avons dû nous adapter. L'arbitrage ? Je ne commente jamais les décisions des arbitres. » Le technicien a préféré se tourner vers le prochain rendez-vous, un quart de finale contre le Maroc, programmé quelques jours plus tard.
Implications pour la suite
Cette polémique intervient alors que la FIFA tente de promouvoir un jeu plus fair-play lors de ce Mondial. Plusieurs observateurs s'interrogent sur les conséquences possibles : une éventuelle suspension de l'arbitre Tantashev pour la suite de la compétition, ou même des sanctions disciplinaires contre le Paraguay si l'enquête demandée par l'APF aboutit à des conclusions défavorables à l'équipe sud-américaine. Dans l'immédiat, les projecteurs sont braqués sur le choc France-Maroc, où les Bleus tenteront de confirmer leur statut de favoris, tandis que le Paraguay, lui, rentre chez lui avec la sensation d'avoir été injustement traité.