Près d’une semaine après l’évacuation précipitée d’un quartier du centre de Manhattan, le propriétaire de l’ancien siège de Pfizer a dévoilé ses plans pour remettre en état l’immeuble déstabilisé. La société Metro Loft Management, qui a acquis la tour de 41 niveaux en 2024, a indiqué qu’elle allait procéder à la reconstruction complète de quinze étages, ceux qui ont subi des déformations structurelles lors de l’incident du 7 juillet.

Le sinistre, survenu dans la matinée, avait provoqué le flambage d’un plancher à l’intérieur du bâtiment situé au 219 East 42nd Street, dans le secteur de Midtown. Les pompiers de New York avaient immédiatement ordonné l’évacuation de la tour ainsi que des bâtiments avoisinants, provoquant une interruption des activités dans plusieurs pâtés de maisons. Aucun blessé n’a été signalé, mais la peur d’un effondrement en cascade avait suscité une vive inquiétude parmi les occupants et les riverains.

L’immeuble, longtemps identifié comme le siège mondial du géant pharmaceutique Pfizer avant son déménagement, était en grande partie vacant au moment des faits. Selon les déclarations de Metro Loft, seuls quelques locataires occupaient encore des espaces dans les étages inférieurs. La défaillance structurelle serait due à un défaut dans la charpente d’un étage intermédiaire, selon les premières expertises techniques communiquées par la municipalité.

Un chantier de reconstruction d’ampleur

Metro Loft a précisé que les travaux consisteront à démolir puis à rebâtir les niveaux affectés, en collaboration avec des ingénieurs en structures et les autorités de la ville de New York. Le calendrier exact n’a pas été rendu public, mais les responsables ont souligné que la sécurité des travailleurs et du voisinage serait la priorité. La reconstruction devrait être réalisée sans démolition complète de la tour, ce qui représenterait une opération délicate sur un immeuble de grande hauteur en plein cœur du quartier des affaires.

Les services d’urbanisme de la ville ont confirmé qu’ils examinaient les plans soumis par le promoteur, qui devra obtenir plusieurs permis avant le début effectif des opérations. Une partie des rues alentour reste fermée à la circulation, et un périmètre de sécurité est maintenu autour du bâtiment.

Des précédents dans la gestion des immeubles dégradés à New York

Cet incident rappelle les défis posés par la vétusté et les défaillances structurelles dans le parc immobilier new-yorkais. Plusieurs tours de Manhattan ont connu des problèmes comparables ces dernières années, nécessitant des évacuations et des travaux de consolidation d’urgence. La décision de Metro Loft de procéder à une reconstruction partielle plutôt qu’à une démolition complète vise à limiter les perturbations et les coûts, tout en préservant un bien dont l’acquisition récente avait été saluée comme un pari sur la reprise du marché des bureaux.

L’avenir de l’ancien siège de Pfizer reste toutefois incertain : la tour, qui avait été mise en vente après le départ du laboratoire, n’a pas encore trouvé de locataire majeur. La reconstruction pourrait faciliter sa commercialisation, mais dépendra aussi de la confiance des futurs occupants dans la solidité de l’ouvrage.