L'escalade militaire se poursuit dans le golfe Persique. Les États-Unis ont lancé mercredi une nouvelle série de frappes contre l'Iran, quelques heures après que le président américain a décrété la fin du cessez-le-feu fragile qui prévalait entre les deux pays. Cette campagne intervient en riposte à des attaques iraniennes contre des navires marchands au large d'Oman, dans le détroit d'Ormuz.

Des responsables militaires américains ont indiqué, dans un message publié sur les réseaux sociaux, que ces opérations visaient à « dégrader davantage » la capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transitaient environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux avant le début du conflit fin février.

Des explosions signalées dans plusieurs villes portuaires

Les médias d'État iraniens ont fait état d'explosions dans plusieurs localités, notamment à Bouchehr, où se trouve le complexe nucléaire iranien, ainsi que dans les ports méridionaux de Tchabahar, Konarak, Bandar-Abbas et Sirik. Aucun bilan humain ou matériel n'a été communiqué dans l'immédiat par les autorités iraniennes.

Menaces de Trump sur les infrastructures civiles

En marge du sommet de l'OTAN à Ankara, Donald Trump a posté plusieurs vidéos sur sa plateforme de réseaux sociaux montrant, selon lui, des explosions en Iran. Il a accompagné ces images d'un message menaçant : « Ceci est une représaille pour les bombardements de navires d'hier par l'Iran. Si cela se reproduit, cela deviendra bien pire ! »

Plus tôt dans la journée, le locataire de la Maison-Blanche avait laissé entendre que cette nouvelle phase de confrontation ne s'inscrirait pas dans la durée. « Tout ce qui arrive va arriver très vite », a-t-il déclaré, tout en n'excluant pas que l'armée américaine puisse « finir le travail ». Il a également renouvelé ses menaces passées de frapper les infrastructures civiles iraniennes.

Contexte de tensions croissantes

Ces frappes interviennent après une première salve américaine menée mardi contre plusieurs sites militaires et installations portuaires, en représailles au ciblage de navires marchands par l'Iran. La trêve, qui avait permis une accalmie après des mois d'affrontements directs, semble désormais définitivement enterrée.

La région reste en alerte alors que la communauté internationale observe avec inquiétude la reprise des hostilités dans une zone névralgique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.