Moins de 24 heures après l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, des frappes israéliennes massives ont frappé le sud du Liban, causant la mort d'au moins 18 personnes, selon des sources officielles locales. Parallèlement, le Hezbollah a revendiqué la mort de quatre soldats israéliens dans des attaques à la roquette, illustrant la fragilité de l'accord de trêve.

L'agence de presse nationale libanaise a rapporté que des avions de combat, des drones et de l'artillerie israéliens ont visé plus d'une douzaine de zones, principalement autour de la ville de Nabatieh. Au moins 11 personnes ont été tuées dans ces raids, selon un premier bilan. L'armée israélienne a justifié ces opérations en affirmant avoir frappé des « cibles terroristes du Hezbollah », après que le groupe a tiré plus de 50 projectiles en direction des forces israéliennes positionnées dans le sud du Liban.

Le Hezbollah, de son côté, a confirmé avoir lancé des attaques contre des positions militaires israéliennes, affirmant avoir tué quatre soldats. Le groupe a prévenu que si l'invasion israélienne du sud du Liban se poursuivait, ses attaques se poursuivraient également. Cette escalade intervient alors qu'un accord de cessez-le-feu, négocié sous l'égide des États-Unis, devait entrer en vigueur.

La Maison-Blanche a critiqué les opérations israéliennes en cours au Liban, estimant qu'elles risquent de compromettre l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, qui inclut un engagement à mettre fin aux combats sur « tous les fronts », y compris au Liban. Téhéran a insisté pour que le Liban soit inclus dans tout accord plus large visant à mettre fin au conflit. L'envoyé américain Steve Witkoff devrait se rendre en Suisse pour des pourparlers initiaux avec l'Iran afin de consolider cet accord.

Réactions internationales et pressions internes

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est sous pression intérieure pour poursuivre les actions militaires contre le Hezbollah. Le président américain Donald Trump a qualifié Netanyahu de « guerrier », tout en critiquant les opérations militaires israéliennes. Washington craint que la poursuite des tensions entre Israël et le Liban ne sape l'accord avec l'Iran.

Conséquences humanitaires

Environ un million de personnes restent déplacées, et des dizaines de localités du sud du Liban ont été entièrement détruites par les combats. L'armée israélienne occupe environ 5 % du territoire libanais dans le sud, avec pour objectif déclaré de repousser les combattants du Hezbollah loin de sa frontière nord.

Les frappes israéliennes ont également visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, provoquant la panique parmi la population. Plusieurs frappes ont été signalées dans la région de Dahia, marquant une escalade significative après des semaines de calme relatif dans la capitale.

Perspectives incertaines

Malgré les annonces de cessez-le-feu, la réalité sur le terrain demeure marquée par des affrontements quotidiens. Les positions des deux parties restent inflexibles, et la communauté internationale peine à imposer une trêve durable. Les négociations à venir entre les États-Unis et l'Iran pourraient déterminer l'avenir du conflit, mais les violences actuelles montrent que tout accord reste fragile.