Frappes sur le quartier de Dahia
L'armée israélienne a confirmé avoir ciblé, le 7 juin, des infrastructures dans le quartier de Dahia, situé dans la banlieue sud de Beyrouth. Cette zone est considérée comme un bastion du Hezbollah, la milice libanaise soutenue par l'Iran. Il s'agit de la première attaque contre la capitale libanaise depuis l'entrée en vigueur, le 4 juin, d'un nouveau cessez-le-feu entre les deux parties.
Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont justifié cette opération comme « une réponse aux tirs du Hezbollah en direction d'Israël ». L'armée israélienne a précisé sur son compte officiel avoir visé « des infrastructures de l'organisation terroriste Hezbollah ».
Selon des informations concordantes, les autorités israéliennes avaient déjà envisagé de frapper Beyrouth plus tôt dans la semaine, mais en auraient été empêchées par une intervention du président américain Donald Trump.
Ordre d'évacuation dans le sud du Liban
Le même jour, l'armée israélienne a lancé un avertissement aux habitants de la ville côtière de Tyr et des zones environnantes, leur enjoignant de quitter les lieux en prévision de frappes imminentes. Tyr est une localité importante du sud du Liban, située à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.
Cet ordre d'évacuation intervient après que deux projectiles ont été tirés depuis le territoire libanais vers le nord d'Israël, plus tôt dans la journée de samedi. L'armée israélienne a indiqué que les deux engins ont été interceptés par son système de défense aérienne. Le Hezbollah n'a pas revendiqué la responsabilité de ces tirs.
Contexte de tensions persistantes
Ces événements marquent une escalade significative dans les affrontements entre Israël et le Hezbollah, qui n'avaient pas cessé malgré la proclamation d'un cessez-le-feu le 4 juin. L'accord de trêve, négocié avec la médiation des États-Unis, visait à mettre un terme à des semaines d'échanges de tifs intenses, notamment dans le sud du Liban et dans la région de Beyrouth.
Les frappes de samedi constituent un sérieux revers pour les efforts diplomatiques en cours. La mission de maintien de la paix des Nations unies au Liban (FINUL) s'efforce de soutenir la sécurité et la stabilité dans le sud du pays, mais les violations répétées de la trêve compliquent sa tâche.
Réactions internationales
Pour l'heure, aucune déclaration officielle des autorités libanaises ou du Hezbollah n'a été publiée en réaction à ces frappes. La communauté internationale suit avec une vive inquiétude la dégradation de la situation, craignant un embrasement généralisé entre l'État hébreu et la milice chiite libanaise.
Les États-Unis, de leur côté, ont annoncé avoir détruit deux drones iraniens qui menaçaient la navigation dans le détroit d'Hormuz, soulignant la dimension régionale des tensions actuelles.