L'armée israélienne a mené le 7 juin des frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth, ciblant le quartier de Dahia, bastion historique du Hezbollah. Il s'agit de la première opération de ce type dans la capitale libanaise depuis l'annonce d'une nouvelle trêve intervenue le 3 juin. Les autorités israéliennes ont justifié cette action par des tirs de projectiles en provenance du territoire libanais plus tôt dans la journée.
Selon un communiqué conjoint du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Israel Katz, ces frappes constituent « une réponse aux tirs du Hezbollah contre Israël ». L'armée israélienne a précisé sur son compte officiel avoir visé des « infrastructures de l'organisation terroriste Hezbollah ». Des informations non confirmées indiquent que l'État hébreu souhaitait frapper Beyrouth dès les jours précédents, mais que le président américain Donald Trump aurait empêché ces raids jusqu'à présent.
Nouvel ordre d'évacuation pour Tyr
Dans la foulée de ces bombardements, l'armée israélienne a exhorté les habitants de la ville de Tyr et des zones avoisinantes, dans le sud du Liban, à quitter les lieux avant d'éventuelles frappes. Cette alerte intervient alors que deux projectiles ont été lancés depuis le Liban vers le nord d'Israël dans la journée. L'armée israélienne a affirmé avoir intercepté ces engins. De son côté, le Hezbollah n'a pas revendiqué ces tirs.
Une trêve fragilisée
Ces développements surviennent en dépit de l'accord de cessez-le-feu conclu mercredi 3 juin. La trêve, négociée sous médiation américaine, avait suscité l'espoir d'une désescalade après des mois d'affrontements transfrontaliers. Les frappes de Beyrouth et l'ordre d'évacuation de Tyr, une localité déjà durement touchée par des raids meurtriers les jours précédents, témoignent de la fragilité de cet arrangement.
Le 5 juin, des frappes israéliennes avaient fait sept morts à Tyr et provoqué un premier ordre d'évacuation pour des localités situées au nord du fleuve Litani. La reprise des hostilités, avec des tirs de projectiles et des ripostes israéliennes, semble compromettre les efforts de stabilisation menés par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), déployée dans le sud du pays.