Une nouvelle secousse sismique a ébranlé le Venezuela le 29 juin, plongeant les habitants de Caracas et de La Guaira dans une panique indescriptible. Cinq jours après le séisme meurtrier du 24 juin, dont le bilan dépasse 1 500 victimes et 50 000 disparus, la terre a de nouveau tremblé, rallumant les craintes d’une catastrophe encore plus grave.

La réplique, dont la magnitude exacte n’a pas encore été communiquée par les autorités sismologiques, a été ressentie avec une intensité particulière le long de la côte caraïbe et dans la capitale. À Caracas, des milliers de personnes ont quitté précipitamment les bâtiments, provoquant des embouteillages monstres et des mouvements de foule. À La Guaira, la population a fui les zones littorales après le déclenchement d’une alerte au tsunami, levée après quelques heures mais qui a ajouté à la terreur ambiante.

Les témoignages recueillis sur place décrivent des scènes de désespoir. Des familles qui s’étaient réfugiées dans des camps de fortune ou sous des tentes ont vu leurs abris s’effondrer à nouveau. « Nous avons cru que tout recommençait », raconte une habitante de La Guaira. Beaucoup dénoncent l’absence de soutien des autorités. « On n’a pas de pelleteuse et les secouristes qui sont venus n’ont rien tenté. Ils disent que c’est trop dangereux, mais nous, on continue », lance un rescapé qui fouille encore les décombres de son quartier. La colère monte face à une réponse institutionnelle jugée insuffisante et trop lente.

Le contexte humanitaire reste extrêmement tendu. Depuis le premier séisme, l’aide internationale a commencé à affluer, avec des vols américains et des équipes de secours venues de plusieurs pays. Mais les besoins sont immenses : des quartiers entiers de Caracas et de l’État de La Guaira sont rasés, les hôpitaux débordent et les réseaux d’eau et d’électricité sont toujours gravement perturbés. Les opérations de recherche de survivants, déjà entravées par le manque de moyens lourds, se trouvent encore compliquées par cette nouvelle secousse, qui pourrait avoir aggravé l’état de bâtiments instables.

Les autorités vénézuéliennes n’ont pas encore communiqué de bilan spécifique pour ce nouvel événement. La présidente par intérim a appelé au calme et promis des renforts, mais sur le terrain, les habitants continuent de s’organiser seuls. Des équipes de bénévoles creusent à mains nues, tandis que les critiques fusent sur l’incapacité de l’État à assurer les secours.

Cette nouvelle réplique sismique rappelle que la région reste en alerte maximale. Les sismologues préviennent que d’autres secousses pourraient survenir dans les jours à venir. Pour des milliers de Vénézuéliens, la vie est devenue un enfer permanent, où chaque tremblement de terre ravive la peur de perdre ce qu’il leur reste.