Recours du parquet

Le parquet de Paris a annoncé avoir formé un appel contre le jugement de relaxe prononcé à l’encontre d’un ancien animateur de l’école Alphonse-Baudin, située dans le 11e arrondissement. L’individu avait été poursuivi pour des faits de violences sexuelles commis sur le temps périscolaire, mais le tribunal correctionnel l’avait déclaré non coupable à l’issue d’une audience publique qui s’est tenue début juillet 2026.

Cette décision intervient alors que plusieurs affaires similaires liées aux activités périscolaires parisiennes sont examinées par la justice. L’exanimateur, qui travaillait pour la collectivité, avait été mis en cause par une famille d’élève. Le parquet estime que les éléments du dossier justifient un réexamen par la cour d’appel.

Contexte judiciaire

Une autre procédure concernant un second employé municipal, également poursuivi pour des faits de même nature et relaxé au bénéfice du doute, fait également l’objet d’un appel du ministère public. Les deux hommes avaient été jugés séparément lors d’audiences qui se sont déroulées fin juin et début juillet 2026.

Dans ce second volet, le tribunal avait estimé que les charges n’étaient pas suffisamment étayées pour prononcer une condamnation, bien que les accusations aient été portées par plusieurs enfants. Le parquet avait déjà fait connaître son intention de contester cette relaxe.

Réactions politiques

Le retentissement de ces affaires a conduit les autorités municipales à réagir. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a rejeté les allégations selon lesquelles la Ville aurait cherché à protéger certains employés. Il a annoncé qu’une mission d’information sur l’organisation du périscolaire débutera ses auditions au cours du mois de juillet 2026.

Par ailleurs, des associations de parents d’élèves ont pointé des « erreurs factuelles » dans les procédures judiciaires et ont appelé à une meilleure protection des mineurs dans le cadre extrascolaire.

Mesures administratives

En parallèle, la Ville de Paris a suspendu 132 animateurs depuis le début de l’année 2026, dont 52 font l’objet de soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Une commission d’enquête interne a été mise en place pour examiner les procédures de recrutement et de suivi du personnel périscolaire.

L’appel du parquet dans le dossier de l’école Alphonse-Baudin devra être examiné par la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel de Paris, dont la date d’audience n’a pas encore été fixée.