Un prévenu qui se défend d’être violent

Stéphane Plaza comparaissait ce 26 juin devant la cour d’appel de Paris dans le cadre d’une procédure pour violences conjugales. L’animateur et agent immobilier, déjà condamné en première instance, a fermement contesté l’accusation de violence, affirmant qu’il n’est « pas violent ». Il s’est décrit comme « polyamoureux », « timide » et a reconnu avoir pu se montrer « goujat », tout en rejetant toute agression physique.

Un procès en appel très attendu

Cette affaire, qui a défrayé la chronique, oppose l’ancien présentateur de « Recherche appartement ou maison » à deux de ses anciennes compagnes. En première instance, le tribunal avait retenu la culpabilité de Stéphane Plaza, le condamnant à une peine de prison avec sursis et à une obligation de soins. La cour d’appel devait réexaminer l’ensemble des faits et des témoignages.

Les arguments de la défense

Lors de l’audience, Stéphane Plaza a plaidé sa bonne foi, expliquant que les relations conflictuelles qu’il a connues s’inscrivaient dans un cadre affectif complexe. Il a notamment évoqué sa timidité naturelle, qui pourrait avoir été interprétée comme de la froideur ou du mépris, et a reconnu des manquements « de goujat », sans admettre de gestes violents. Son avocat a insisté sur l’absence de preuves matérielles et sur le caractère contradictoire des témoignages.

Des parties civiles déterminées

En face, les deux plaignantes ont maintenu leurs accusations, décrivant des scènes de violences psychologiques et physiques. Leurs avocats ont demandé la confirmation de la condamnation, estimant que les faits étaient établis par les expertises médicales et les échanges de messages. La cour a entendu plusieurs témoins, dont des proches et des professionnels de santé.

Délibéré attendu

À l’issue des débats, la cour d’appel de Paris a mis sa décision en délibéré. La date du verdict n’a pas encore été communiquée. Cette affaire, qui mêle notoriété et vie privée, continue de susciter un vif intérêt médiatique et public. L’animateur, qui a récemment repris ses activités professionnelles, risque une peine alourdie si la cour confirmait la culpabilité en appel.