Un cargo a été la cible d'un projectile dans le détroit d'Ormuz, a fait savoir la marine britannique. Cet incident, survenu jeudi 25 juin, a conduit l'agence maritime des Nations unies à stopper sur-le-champ les évacuations de marins bloqués dans le golfe Persique.

Les autorités iraniennes ont aussitôt réaffirmé leur position : elles jugent « inacceptable et dangereux » de franchir le détroit sans avoir obtenu l'aval de Téhéran. Cette déclaration intervient dans le cadre du plan soutenu par l'ONU, destiné à dégager des centaines de navires immobilisés dans la zone.

Réaction de Téhéran et tournée diplomatique

Le projet onusien, que l'Iran a rejeté la veille, visait à organiser le départ des bateaux bloqués. Les responsables iraniens estiment que toute navigation dans le détroit d'Ormuz doit être préalablement coordonnée avec eux, sous peine de constituer une provocation.

Parallèlement, le secrétaire d'État américain Marco Rubio achève sa tournée au Moyen-Orient à Bahreïn. Aucun changement de programme n'a été signalé après l'attaque. Cette visite s'inscrit dans un contexte régional tendu, marqué par les discussions sur la sécurité maritime et les engagements militaires.

Situation au Liban

Dans un autre dossier, Israël a précisé jeudi qu'il ne retirerait ses soldats du sud du Liban qu'après le désarmement du Hezbollah. Cette condition a été posée lors du cinquième round de pourparlers parrainés par les États-Unis à Washington. Les deux pays cherchent une issue aux tensions persistantes le long de la frontière nord d'Israël.

Implications pour le transport maritime

L'attaque du cargo relance les inquiétudes sur la sécurité dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport pétrolier mondial. L'arrêt des évacuations par l'agence onusienne complique la situation des équipages toujours à bord des navires bloqués. Les compagnies maritimes redoutent une escalade qui pourrait perturber davantage les flux commerciaux.

Les prochains développements dépendront de la réaction des pays riverains et des efforts diplomatiques en cours. Téhéran, en rejetant le plan onusien, maintient une ligne dure qui semble exclure tout compromis immédiat.