Les discussions au sommet du G7 à Évian ont été dominées par le dossier iranien, avec des déclarations fortes du président des États-Unis, Donald Trump. Ce dernier a jugé « impensable » qu’un Iran puisse posséder la bombe nucléaire, une position qu’il a martelée lors des échanges bilatéraux avec ses homologues. Dans la foulée, il a annoncé la réouverture prochaine du détroit d’Ormuz, une voie de transit pétrolier majeure dont la fermeture partielle avait provoqué des tensions internationales.

Un positionnement ferme sur le nucléaire iranien

Donald Trump a réitéré sa détermination à empêcher toute acquisition de l’arme atomique par Téhéran. « L’Iran n’aura jamais la bombe nucléaire », a-t-il insisté, en marge des travaux du G7. Ce message a été adressé en écho aux discussions bilatérales entamées avec le président français Emmanuel Macron, qui ont notamment porté sur la recherche d’une solution négociée au contentieux nucléaire. Le chef de l’État français a plaidé pour un cadre diplomatique élargi, incluant des partenaires régionaux, afin de parvenir à un accord durable. Les divergences de fond subsistent quant aux modalités de contrôle et de surveillance du programme iranien, mais les deux dirigeants ont affiché une volonté commune de maintenir la pression sur Téhéran tout en explorant des voies de dialogue.

La réouverture du détroit d’Ormuz

L’annonce la plus concrète a concerné la levée des restrictions de navigation dans le détroit d’Ormuz. Le président américain a promis que le flux des pétroliers reprendrait normalement dans les jours à venir, après des semaines d’interruptions partielles liées à des opérations militaires iraniennes. Cette mesure intervient alors que les exportations de pétrole de plusieurs pays riverains, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, avaient été perturbées. La réouverture du détroit a été saluée par plusieurs participants au sommet, qui y voient un premier pas vers une désescalade dans la région.

Des discussions bilatérales intenses

Les entretiens entre Emmanuel Macron et Donald Trump ont été qualifiés de « constructifs » par des sources proches de la délégation française. Le président français a invité plusieurs pays arabes — Égypte, Arabie saoudite, Qatar et Émirats arabes unis — à participer aux travaux du G7, élargissant le cercle des interlocuteurs sur le dossier iranien. Cette initiative vise à associer les puissances régionales à toute négociation future, afin d’éviter une escalade militaire dans le golfe Persique. Le sommet d’Évian a ainsi permis de poser les bases d’une médiation élargie, même si aucun accord formel n’a encore été signé.

Un contexte de tensions

Ces annonces interviennent dans un climat de fortes tensions entre Washington et Téhéran, marqué par des frappes américaines ciblées contre des installations iraniennes et par des menaces de représailles de la part de l’Iran. La guerre entre les deux pays avait éclipsé les autres priorités du G7, notamment la guerre en Ukraine, qui avait pourtant été au centre de l’ordre du jour initial. Les discussions ont permis d’évoquer des pistes de désescalade, mais sans résoudre les différends fondamentaux sur le programme nucléaire iranien et sur le rôle des gardiens de la révolution dans la région.

Prochaines étapes

À l’issue du sommet, un communiqué conjoint devrait être publié pour officialiser les principaux engagements pris à Évian. En attendant, les représentants américains et iraniens n’ont pas annoncé de rencontre directe, mais des canaux de communication indirects, via lesÉmirats arabes unis et le Qatar, restent ouverts. La réouverture d’Ormuz constitue la mesure la plus immédiate, tandis que la question nucléaire reste renvoyée à des négociations ultérieures, dont le calendrier n’a pas été précisé.