L’accord entre Washington et Téhéran s’impose comme le thème central du G7

Les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques se réunissent à partir de ce lundi à Évian-les-Bains, en France, pour un sommet largement dominé par les retombées de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran. Le président français, Emmanuel Macron, a précisé dimanche soir, sur le réseau Instagram, que les discussions porteront sur « les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran ».

L’arrivée du président américain Donald Trump est très attendue. Réputé pour son peu d’intérêt pour les rencontres multilatérales et ses prises de position spectaculaires, il doit s’entretenir avec son homologue français à 17 heures locales, avant un dîner d’ouverture réunissant l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Les deux chefs d’État auront l’occasion de jauger leur relation, mise à l’épreuve ces derniers mois par les visées américaines sur le Groenland, les tensions commerciales et le conflit déclenché fin février contre l’Iran.

Un sommet sous le signe des crises

La présidence française qualifie ce rendez-vous de « sommet des crises » et promet des résultats concrets. Outre le dossier iranien, la guerre en Ukraine figure en bonne place à l’ordre du jour. Les participants doivent également aborder les moyens de stabiliser le Liban et d’assurer une réouverture durable du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport pétrolier.

Mardi, les discussions s’élargiront avec la participation des dirigeants de l’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar, invités par Paris. Cette présence renforce la dimension régionale des échanges, alors que plusieurs de ces pays sont directement impliqués dans les équilibres au Moyen-Orient.

Des manifestations en marge du sommet

À Genève, à quelques kilomètres d’Évian, des rassemblements ont eu lieu dimanche, organisés par la coalition « No-G7 », qui regroupe plus de 60 associations, syndicats et groupes de gauche. Ces protestations se déroulent dans un contexte sécuritaire renforcé, tandis que le cadre paisible de la ville thermale contraste avec la gravité des sujets traités.

Vers une signature à Genève

La cérémonie officielle de signature de l’accord américano-iranien est prévue vendredi à Genève, selon des sources pakistanaises. Le sommet d’Évian sert ainsi de prélude à cette étape diplomatique majeure, qui pourrait redessiner les relations entre Washington et Téhéran et influencer durablement la stabilité régionale.