Le chef de l'État français, Emmanuel Macron, a officialisé l'invitation de quatre pays du Moyen-Orient au sommet du G7 qui se déroule à Évian. L'Égypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont ainsi été conviés à prendre part aux travaux du groupe des sept démocraties industrialisées.
Cette annonce intervient alors que la réunion annuelle est marquée par l'actualité brûlante du conflit au Proche-Orient. Les frappes américaines contre l'Iran et la riposte de Téhéran figurent parmi les sujets urgents que les dirigeants doivent aborder. L'invitation de ces quatre acteurs régionaux vise à associer des puissances clés de la région aux discussions diplomatiques.
L'Égypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis sont perçus comme des partenaires importants pour tenter de trouver une issue à la crise. Riyad et Abou Dabi entretiennent des relations complexes avec Téhéran, tandis que Le Caire et Doha disposent de leviers d'influence significatifs dans le dossier palestinien et au-delà.
Le sommet d'Évian, qui se tient du 11 au 13 juin 2026, est le premier organisé par la France depuis celui de Biarritz en 2019. Les discussions devraient porter sur la sécurité régionale, la stabilité économique et les réponses aux crises humanitaires engendrées par les affrontements.
La décision du président Macron d'associer ces quatre nations à ce format restreint témoigne d'une volonté d'élargir le cercle des consultations au-delà des membres traditionnels du G7. Ce faisant, Paris cherche à renforcer la coordination avec des capitales jugées incontournables pour toute initiative de paix dans la région.
Les participants au sommet examineront également les conséquences économiques des hostilités, en particulier les fluctuations des marchés pétroliers et les risques d'embrasement généralisé. La présence des représentants égyptiens, saoudiens, qatari et émirati pourrait faciliter des discussions plus approfondies sur les mécanismes de désescalade.