Un tête-à-tête au sommet
Le président français Emmanuel Macron a accueilli son homologue américain Donald Trump à Évian (Haute-Savoie) en marge du sommet du G7. Cette rencontre bilatérale, attendue, a été largement consacrée au dossier iranien, quelques jours après un conflit militaire entre Washington et Téhéran et la conclusion annoncée d'un nouvel accord.
La promesse nucléaire
Au cours de cet entretien, Donald Trump a formulé une assurance catégorique quant au programme atomique iranien. « L'Iran n'aura jamais la bombe nucléaire, ils y ont consenti », a-t-il déclaré. Cette affirmation du locataire de la Maison-Blanche intervient alors que l'administration américaine a officialisé, dans la foulée des affrontements, la finalisation d'un nouvel accord avec la République islamique. Selon le président américain, Téhéran aurait donc accepté de renoncer définitivement à se doter de l'arme nucléaire.
La levée du blocus maritime
Sur le plan stratégique et commercial, Donald Trump a également fait une annonce concernant le détroit d'Ormuz, passage maritime vital pour le transport du pétrole. « Vendredi, le détroit d'Ormuz sera complètement ouvert », a-t-il affirmé. Cette déclaration suggère la levée des restrictions de navigation qui avaient été imposées pendant le conflit, possiblement par les gardiens de la Révolution iraniens. La réouverture de ce goulet d'étranglement, par où transite une part significative du brut mondial, aura un impact direct sur les marchés énergétiques.
La position de Téhéran
De son côté, la diplomatie iranienne a livré une lecture différente des événements, indiquant avoir « remporté de grandes victoires » durant cette guerre. Cette divergence dans la communication met en lumière les interprétations opposées que les deux capitales font du conflit et de ses conséquences. Les termes exacts du nouvel accord et les concessions réciproques n'ont pas été détaillés publiquement à ce stade.
Un dossier au cœur du G7
Ces entretiens bilatéraux ont eu lieu dans le cadre du sommet du G7, qui réunit les grandes puissances industrielles. La question iranienne a éclipsé en partie les autres sujets inscrits à l'ordre du jour, notamment la guerre en Ukraine. Le chef de l'État français, Emmanuel Macron, avait également officialisé l'invitation de quatre pays arabes — l'Égypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis — à participer aux discussions, soulignant la dimension régionale des enjeux de sécurité.
Implications et attentes
L'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz à une date précise — le vendredi de la semaine en cours — constitue un signal fort pour les marchés pétroliers, qui redoutaient une perturbation prolongée des approvisionnements. De même, la promesse d'un Iran non nucléaire, si elle se concrétise, modifierait en profondeur l'équilibre stratégique du Moyen-Orient. Les partenaires européens du G7 attendent désormais des clarifications sur la mise en œuvre de cet accord, notamment en matière de contrôle et de vérification.
(Note : L'article a été rédigé à partir des informations disponibles au moment de la rédaction, issues des déclarations publiques des protagonistes.)