La guerre au Liban continue de faire des victimes parmi la population civile. En une semaine, quatorze civils ont été tués dans les bombardements aériens menés par l’armée israélienne, a indiqué une source officielle libanaise. Les frappes se sont concentrées sur des zones du sud et de l’est du pays, provoquant également des dégâts matériels et des déplacements de population.

Les frappes les plus récentes

L’armée de l’air israélienne a déclaré avoir ciblé, au cours des dernières vingt-quatre heures, six infrastructures appartenant au Hezbollah. Ces installations sont présentées par Tsahal comme étant utilisées par la milice chiite pour ses activités militaires. Les autorités israéliennes assurent que ces opérations visent à affaiblir la capacité du Hezbollah à menacer le territoire israélien et qu’elles se poursuivront tant que l’organisation ne cessera pas ses actions hostiles.

De source militaire libanaise, on confirme que les frappes ont touché plusieurs localités de la région de Nabatiyeh et dans la plaine de la Bekaa. Aucun bilan officiel n’est encore parvenu du côté des combattants du Hezbollah, mais des témoins évoquent des explosions violentes et des colonnes de fumée visibles à des kilomètres à la ronde.

Réactions et escalade

Le gouvernement libanais a vivement condamné ces frappes, les qualifiant de violations répétées de la souveraineté nationale. Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin aux hostilités. De son côté, le Hezbollah a promis de répondre aux bombardements, ce qui fait craindre une escalade supplémentaire dans la région.

L’État hébreu justifie ses actions par le droit à la légitime défense, invoquant les tirs de roquettes et les incursions transfrontalières attribués au Hezbollah. Plusieurs civils israéliens ont également été blessés ces derniers jours par des tirs en provenance du Liban.

Contexte humanitaire

La situation humanitaire au Liban se dégrade. Plusieurs hôpitaux du sud du pays ont dû être évacués ou ont subi des dommages. Des organisations non gouvernementales signalent un afflux important de blessés dans les centres de soins encore opérationnels. Le nombre de déplacés internes dépasse désormais la capacité d’accueil des structures d’urgence.

L’armée libanaise, bien que non impliquée directement dans le conflit avec Israël, a également subi des pertes ces dernières semaines. Plusieurs soldats ont été tués ou blessés par des frappes aériennes. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a ouvert une enquête après la mort d’un casque bleu dans des tirs de mortier près de Marjayoun, un incident qui a suscité l’inquiétude de la communauté internationale.

Un bilan qui s’alourdit

Selon des sources médicales libanaises, le bilan provisoire des frappes de ces derniers jours s’élève à trente et un morts en quatre jours, dont des soldats et des civils. Le précédent bilan faisait état d’au moins quatorze civils tués sur une semaine, mais les chiffres continuent d’évoluer au gré des opérations de secours.

Les appels à un cessez-le-feu se multiplient, tant au niveau régional qu’international. Les États-Unis et la France ont réitéré leur soutien à une solution diplomatique, mais les positions des deux camps restent pour l’heure très éloignées. Le Hezbollah exige un arrêt total des frappes israéliennes, tandis qu’Israël conditionne tout arrêt des hostilités à un retrait des forces du Hezbollah des zones frontalières.

Poursuite des opérations

Malgré les appels internationaux, l’armée israélienne a annoncé qu’elle poursuivrait ses opérations militaires au Liban jusqu’à ce que la sécurité des habitants du nord d’Israël soit garantie. Les six sites frappés ces dernières heures font partie d’une campagne plus large visant les infrastructures du Hezbollah, a précisé un porte-parole militaire.

Sur le terrain, les bombardements se sont intensifiés dans la nuit. Les habitants de plusieurs villages proches de la frontière rapportent des détonations continues et des survols d’avions de combat. Les autorités libanaises appellent à la retenue et au respect du droit international humanitaire.

En l’absence de signe tangible de désescalade, la population libanaise redoute des semaines encore meurtrières. Le conflit, qui dure depuis plusieurs mois, a déjà fait des centaines de morts et des milliers de déplacés des deux côtés de la frontière.