Les frappes aériennes menées par Israël sur le territoire libanais ont provoqué la mort d'au moins 47 personnes et fait 97 blessés, selon un bilan communiqué par les autorités sanitaires libanaises. L'armée israélienne a indiqué avoir ciblé des « centaines d'infrastructures du Hezbollah », marquant une escalade militaire significative dans la région.
Un bilan humain lourd
Le ministère de la Santé libanais a recensé, jeudi 19 juin, 47 décès et 97 blessés à la suite des bombardements israéliens. Les opérations militaires se sont concentrées sur plusieurs zones du sud du Liban, une région déjà éprouvée par des mois de tensions. Parmi les victimes, les secours dénombrent de nombreux civils, sans qu'un décompte précis des combattants du Hezbollah ait été fourni par les autorités libanaises.
La réponse de Tsahal
Tsahal a revendiqué avoir mené des frappes « étendues et précises » contre des « centaines de cibles du Hezbollah » dans le sud du Liban. L'état-major israélien justifie ces raids par la nécessité de neutraliser les capacités militaires de la formation chiite libanaise, accusée de préparer des attaques contre le nord d'Israël. Les forces de défense israéliennes affirment avoir détruit des postes d'observation, des dépôts de munitions et des bases de lancement de roquettes.
La condamnation de Beyrouth
Le gouvernement libanais a immédiatement réagi en dénonçant une « escalade dangereuse » et une violation de l'accord de cessez-le-feu conclu sous l'égide des États-Unis. Dans un communiqué, le cabinet du Premier ministre Najib Mikati a appelé la communauté internationale à « faire pression sur Israël pour qu'il cesse immédiatement ses agressions ». Le ministre des Affaires étrangères libanais a également saisi le Conseil de sécurité de l'ONU, dénonçant des « crimes de guerre ».
Un contexte de trêve fragile
Ces bombardements interviennent alors qu'un cessez-le-feu, négocié par Washington entre Israël et le Hezbollah, est officiellement en vigueur. Pourtant, les accrochages et les frappes se sont multipliés ces dernières semaines. Le 18 juin, un soldat israélien de 20 ans a été tué dans le sud du Liban, et le 17 juin, l'aviation israélienne avait déjà pilonné plusieurs localités frontalières. Depuis la mi-mai, plus de 130 personnes ont perdu la vie au Liban dans le cadre de ces affrontements, selon les décomptes du ministère de la Santé.
Réactions internationales
La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle flambée de violence. Plusieurs capitales occidentales ont appelé à la retenue et au respect de la trêve. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a confirmé poursuivre ses patrouilles et tenter de maintenir un canal de communication entre les belligérants. L'ONU a exhorté les deux parties à « revenir immédiatement au calme et à respecter la résolution 1701 ».